Dans les districts d’Anjozorobe, Manjakandriana, Ankazobe et Ambanja les sages-femmes communautaires assurent un rôle central dans l’accès aux soins de proximité, bien au-delà de la santé mère-enfant. A travers les Cabinets d’accouchement communautaires (CAC), mis en place par l’ONG Santé Sud avec le ministère de la Santé, une professionnelle de santé prend en charge en moyenne 3.000 personnes.
«En tant que sage-femme communautaire, nous prenons en charge diverses pathologies. Dans le Nord, les cas de VIH/Sida sont particulièrement en hausse. Nous assurons le dépistage et la prise en charge des personnes séropositives grâce à l’appui du réseau Mad’Aids. Au-delà de nos compétences, nous orientons les patients vers les structures de référence», témoigne Estelle Zaaida, sage-femme à Manirenja, commune rurale de Marovato (Ambanja).
Pour améliorer l’accès aux soins, plusieurs actions sont déployées dans ces quatre districts, notamment la mise en place des Cabinets d’accouchement communautaires, des séances de formations de sage-femmes en nutrition, paludisme et soins obstétricaux et néonatals d’urgence de base (Sonub), ainsi que dépistage du VIH/Sida, du cancer du col de l’utérus et de la tuberculose. Des regroupements trimestriels permettent également de renforcer les compétences et de favoriser les échanges entre pairs.
«L’objectif est de combler les lacunes en matière d’accès aux soins pour les populations enclavées, éloignées des centres de santé de base. La formation des sages-femmes est assurée par le ministère, à travers ses directions et ses bureaux régionaux», souligne Dr Lalatiana Rakotondrazaka, chef de projet PluriElles au sein de l’ONG Santé Sud.
Sera R. / Joachin Michaël




