Référendum – Présidentielle : la Ceni donne sa proposition de calendrier électoral

Alors que des voix se lèvent pour remettre en cause la crédibilité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dont sa dissolution est même réclamée par la Gen Z, son président Thierry Rakotonarivo se projette déjà vers la tenue des élections en proposant d’organiser le référendum au mois de juin 2027 et la présidentielle en octobre 2027.

Certes, le sort de la Ceni sera scellé, lors de la concertation nationale sur la réforme du système électoral, prévue à la fin du juin jusqu’en décembre, conformément au programme de refondation présenté par le colonel Michaël Ran­drianirina à la délégation de la Sadc au mois de mars. Au cœur de cette rencontre également, l’organisation du référundum pour la Ve République et la présidentielle, qui devraient se tenir entre mai et juillet 2027, selon le chronogramme an­noncé par le chef d’Etat.
En attendant et malgré la forte défiance envers la Ceni même dans sa version remaniée, son président Thierry Rakotonarivo tente de faire bonne impression. A l’occasion de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres de la Com­mission hier, à la Cour suprême d’Anosy, il a même présenté une proposition de calendrier pour le référendum qui aurait lieu au mois de juin 2027 et la présidentielle en octobre 2027. Des échéances plus précises que celles annoncées par Michaël Randrianirina.
Pour rappel, trois options sont envisagées pour l’élection présidentielle. Option A : un suffrage universel direct avec deux tours, premier entre septembre et novembre et le deuxième tour en décembre 2027. Option B : un suffrage universel indirect à la française et enfin, Option C : un suffrage universel indirect à l’américaine, avec des élections territoriales et présidentielles organisées simultanément.

Menace de révocations et de poursuites
Visiblement, à travers ce renouvellement de membres, la Ceni veut redorer son blason avec une sérier de réformes internes, au niveau de son siège central ainsi que dans ses démembrements à travers le pays. Des mesures disciplinaires seront même prises à l’encontre des agents reconnus coupables de fautes ou d’infractions dans la gestion des élections. Les sanctions administratives sont prévues pouvant aboutir à des suspensions ou ré­vocations, voire à des poursuites judiciaires pour les cas les plus graves.
A cette occasion Thierry Rakotonarivo, a rappelé que les membres de la Ceni désig­nés par décret, ne peuvent pas être révoqués par d’autres structures. De son côté, le président du Syndicat des Administrateurs (Synad) est sorti de son silence pour défendre son collègue administrateur civil, dont sa no­mination au sein du bureau permanent de la Ceni, continue de défraye la chronique
«Il ne faut pas juger un livre par sa couverture. Il faut lui laisser le temps de travailler au lieu de le critiquer sans arrêt. La structure à laquelle il appartient est celle de la société civile, qui l’a choisi pour occuper ce poste. S’il a été désigné pour ses compétences et expériences».
La loi prévoit neuf membres au sein de la Commis­sion. Toutefois, deux sièges demeurent vacants, ceux de représentants du Sénat et de la Présidence de la Refon­dation de la République. Une situation qui, selon la Ceni, ne compromet pas la poursuite de ses activités.
La Ceni insiste également sur l’indépendance de cha­que institution représentée en son sein et assure vouloir mener ses missions dans le respect strict de la loi, en privilégiant la transparence et l’inclusivité dans la préparation des élections.

N.A

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