Ceni: 14 millions d’électeurs à inscrire sur la liste électorale

Face aux nombreuses irrégularités constatées durant les précédentes élections et en vue des prochaines échéances, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a décidé de procéder à la refonte de la liste électorale plus fiable, représentative de la population en âge de voter et dans laquelle 14 millions d’électeurs est à inscrire. L’ensemble des opérations nécessité un budget de 34 milliards d’ariary.
Selon les estimations de la Ceni, Madagascar compte environ 30 millions d’habitants, mais quelque 12 millions d’électeurs figurent actuellement dans les registres. «L’objectif affiché est désormais d’atteindre, voire de dépasser le seuil des 14 millions d’inscrits», a déclaré le président de la Ceni Thierry Rakotonarivo, hier à Alarobia.
Pour y parvenir, la Ceni prévoit un vaste recensement national des électeurs. Des opérations de porte-à-porte seront menées dans les fokontany afin d’identifier les citoyens majeurs disposant du droit de vote. Les électeurs pourront également se faire enregistrer directement auprès des structures locales.
L’institution électorale entend également s’appuyer sur les outils numériques pour accélérer et sécuriser les inscriptions. Un système d’enregistrement en ligne sera déployé via le site internet de la Ceni, accompagné d’une application mobile dédiée. Des équipes mobiles seront en outre aussi déployées dans les zones à forte affluence, afin de faciliter l’accès le processus d’inscription dans la liste électorale.

34 milliards d’ariary
Cette refonte de la liste électorale bénéficie d’un financement estimé à 34 milliards d’ariary. Selon la Ceni, ces ressources proviennent en partie du budget national et le reste attendu de partenaires extérieurs. Et même si les partenaires étrangers ne sont pas encore manifestés, les fonds disponibles devraient suffire grâce à la politique d’austérité mise en place. Alors qu’il fallait normalement 14 mois pour réaliser cette opération, elle devra être achevée en 12 mois.
Afin d’éviter les erreurs et les doublons, plusieurs mécanismes de contrôle seront instaurés. Chaque donnée fera l’objet de multiples vérifications et deux audits indépendants seront réalisés avant la validation définitive de la liste électorale. Les partis politiques, la société civile ainsi que des experts internationaux seront associés au processus afin de renforcer la transparence de l’opération.

N.A

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