Madagascar et la Chine franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique, avec l’entrée en vigueur depuis le 1er mai, du zéro tarif douanier sur près de 98 % des produits en provenance de 53 pays africains. Les grandes lignes de cette mesure ont été au cœur d’un échange entre les deux parties récemment à Anosy.
Pour Madagascar, ses droits de douane zéro, représentent une opportunité importante pour stimuler les exportations malgaches vers l’un des marchés les plus vastes et dynamiques du monde. Plusieurs filières potentielles sont particulièrement concernées, notamment la vanille, les épices, les produits agricoles et d’origine animale, le textile, les huiles essentielles ainsi que les produits transformés localement.
Toutefois, les autorités soulignent toutefois que les résultats attendus dépendront de la capacité des opérateurs économiques malgaches, à répondre aux exigences du marché international. Le renforcement des compétences en matière de certification, de conformité aux normes, de logistique et de compétitivité, apparaît ainsi comme un enjeu central que les parties prenantes n’ont pas manqué d’aborder.
A cette occasion, l’ambassadeur de Chine à Madagascar, Ji Ping, a manifesté la volonté de Pékin de renforcer davantage les relations économiques bilatérales avec Madagascar. «La Chine est prête à travailler avec Madagascar pour que cette mesure douanière marque un nouveau point de départ pour approfondir davantage la coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’industrie», a-t-il déclaré.
Du côté malgache, Miora Alexia Randrianasolo, chef de service au ministère des Affaires étrangères, considère cette décision comme une initiative stratégique majeure pour développer les échanges commerciaux entre les deux pays. Selon elle, «cette mesure traduit l’engagement de la Chine à intensifier sa coopération économique avec les pays africains».
Dans cette optique, les responsables malgaches estiment que cette politique de zéro droit de douane pourrait non seulement dynamiser les exportations nationales, mais également consolider le partenariat stratégique entre Antananarivo et Pékin.
N.A




