CESC: Mobilisation avant le vote à l’Assemblée nationale

La participation citoyenne était au cœur des échanges lors d’un atelier multi-acteurs consacré à la mise en place du Conseil économique, social et culturel (CesC), le lundi 11 mai à l’Hôtel Colbert. A l’approche du vote de la proposition de loi à l’Assemblée nationale, les participants ont insisté sur l’importance de cette future institution pour renforcer l’inclusivité dans la gouvernance du pays, particulièrement dans le cadre du processus de la Refondation de la République.
Prévu par l’Article 105 de la Constitution de Madagascar, le CesC est une assemblée consultative réunissant les différentes composantes de la société malgache. Parlemen­tai­res, organisations de la société civile, syndicats, représentants du secteur privé, ONG et jeunes de la génération Z ont pris part aux discussions, illustrant la diversité des acteurs appelés à contribuer à ce nouvel espace de dialogue.
Démarche réellement inclusive
Les participants à l’atelier étaient unanimes concernant la nécessité de structurer un cadre où les citoyens, au-delà des institutions politiques traditionnelles, peuvent faire entendre leurs préoccupations. Le CesC ambitionne ainsi de devenir un pont entre les décideurs publics et les forces vives de la nation.
La présence des jeunes, notamment de la Gen Z, a marqué cet atelier. Porteurs de nouvelles attentes en matière de transparence et de participation, ils ont plaidé pour une démarche réellement inclusive. Leur implication est perçue comme un signal fort d’un renouvellement des pratiques démocratiques à Madagascar.
Pour les organisateurs de l’atelier, la mise en place du CesC constituerait une avancée majeure dans le processus de refondation de la Républi­que. En favorisant un dialogue structuré et inclusif, cette institution pourrait renforcer la légitimité des décisions publi­ques et encourager une participation citoyenne plus active.

Tivo Rasam

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