Affaire concours à l’ENMG: le verdict du Pac attendu le 26 mai

Le dossier relatif au concours de l’École nationale de la Magistrature et des Greffes a connu une nouvelle étape judiciaire ce 12 mai devant le Pôle anti-corruption. Six prévenus ont comparu au cours de cette audience portant sur des soupçons de fuite de sujets et de corruption liés au concours d’entrée à l’établissement.
Parmi les personnes poursuivies figurent notamment trois membres du personnel de soutien de l’école, et trois autres candidats au concours. Les chefs d’accusation évoqués concernent entre autres l’abus de fonction, la corruption passive, l’intermédiation de corruption active, le bénéfice de corruption ainsi que le favoritisme.
Au cours des débats, l’agent affecté au service de reprographie a reconnu les faits qui lui sont reprochés. A la barre, il a affirmé avoir divulgué le sujet dans un laps de temps très limité, entre 6h30 et 7h du matin, avant le déroulement des épreuves. Selon les éléments présentés durant l’audience, le document aurait été transmis à quatre personnes contre une somme d’un million d’ariary.
Les autres prévenus ont cependant contesté avoir reçu un quelconque sujet provenant du service de reprographie. Les débats ont également révélé que les candidats poursuivis ne figurent pas parmi les admissibles au concours.
Ces éléments ont alimenté la thèse d’un acte isolé et opportuniste plutôt que celle d’une fuite généralisée des sujets. Dans ce contexte, plusieurs candidats déclarés admissibles et se disant de bonne foi ont plaidé pour l’application du principe d’individualisation de la peine, tout en souhaitant la poursuite des épreuves orales du concours. Les suspects seront fixés sur leur sort le 26 mai.

N.A.

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