Madagascar accuse un manque d’ingénieurs. «L’offre n’arrive à satisfaire qu’à
moitié la demande malgré les efforts déployés ces derniers temps», a indiqué hier le président de l’Ordre des ingénieurs de Madagascar (OIM), Jaona Andrianantenaina, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’ingénierie de ce jour.
La fuite de cerveaux, notamment dans le domaine de l’informatique, ne fait qu’accentuer la situation. «L’ingénieur est pourtant le principal acteur du développement en tant que levier de croissance économique et de transformation sociale», a-t-il rappelé. De ce fait, le président de l’OIM lance un appel pour plus de considération du secteur dans la politique gouvernementale des dirigeants.
500 à 1.000 ingénieurs sortent annuellement des écoles d’ingéniorat à Madagascar, contre 1.300.000 en Chine, un million en Inde, 450.000 en Russie, 250.000 aux Etats-Unis, 230.000 en Iran et 200.000 en Indonésie. A noter que Madagascar se classe au 110e rang sur 133 pays dans l’Indice mondial de l’innovation.
Journée mondiale
On célèbre ce jour la Journée mondiale de l’ingénierie pour l’avenir, associée à l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens (IEEE), la plus grande association technique professionnelle mondiale, créée en 1884 et dédiée à l’avancement de la technologie. L’objectif est de sensibiliser le public aux opportunités technologiques ainsi que d’encourager les jeunes vers les carrières scientifiques.
D’après l’IEEE, on assiste actuellement à une baisse continuelle des inscriptions dans les filières technique, informatique et scientifique. Cette diminution est observée, aussi bien dans les pays avancés comme les Etats-Unis et l’Europe que dans les pays émergeants. Le manque de femmes et d’hommes formés aux disciplines scientifiques pourrait déboucher sur une pénurie de professionnels dans des domaines où se joue l’avenir de l’humanité comme celui de la santé, la recherche, les énergies nouvelles ou encore les télécommunications, souligne-t-on.
Sera R.




