La Banque mondiale vient d’approuver un financement de 250 millions de dollars pour lancer le programme « Accelerating Sustainable and Clean Energy Access Transformation in Madagascar » (Ascent Madagascar). D’ici 2030, l’objectif est d’assurer un accès fiable à l’électricité et à des solutions de cuisson propre pour plus de 2,5 millions de personnes.
Le projet cible à la fois les zones urbaines et rurales. Il prévoit 200.000 nouveaux branchements au réseau de la Jirama, permettant à près d’un million de personnes d’accéder à l’électricité. En parallèle, 30 centrales isolées seront modernisées grâce à des installations solaires et des systèmes de stockage par batteries. Ces projets devraient réduire la dépendance au diesel, jugé coûteux et peu durable.
Dans les régions reculées, l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) sera chargée du déploiement de mini-réseaux et de kits solaires domestiques. Ces équipements devraient permettre 312.500 branchements supplémentaires hors réseau et profiter à environ 1,5 million d’habitants.
Le programme inclut aussi un important volet social et environnemental. Près de 1,5 million de foyers améliorés seront distribués afin de promouvoir une cuisson plus propre. Cette mesure doit réduire l’utilisation du charbon de bois et du bois de chauffe, encore très répandue dans les ménages malgaches. La pollution domestique et la déforestation figurent parmi les principales conséquences de cette pratique.
L’on sait notamment qu’aujourd’hui, 36 % des Malgaches disposent d’un accès fiable à l’électricité, selon la Banque mondiale. Le secteur souffre notamment des difficultés financières et opérationnelles de la Jirama, confrontée à des pertes élevées et à des coûts de production importants.
Pour le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, «Madagascar dispose de tous les atouts pour alimenter sa propre transformation». Selon lui, le programme permettra de fournir «une électricité plus fiable» et de soutenir des secteurs essentiels comme «la santé, l’éducation et l’emploi».
Arh.




