88 décès sur 336 cas suspects : C’est le dernier bilan de l’Agence sanitaire de l’Union africaine sur l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo (RDC). Autrement dit, cette maladie est redoutable d’autant plus qu’elle est fortement contagieuse.
Elle se caractérise par un taux de létalité élevé. Le taux de létalité étant « la proportion de personnes décédées des suites d’une maladie spécifique par rapport au nombre total des personnes infectées ». Il permet de mesurer la dangerosité et la virulence d’une maladie.
Lors des flambées épidémiques précédentes, le taux de mortalité a fluctué entre 23% et 90%, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’autant plus qu’aujourd’hui, il n’existerait ni vaccin ni traitement spécifique pour endiguer éventuellement la propagation du virus à l’origine de l’épidémie actuelle.
Certes, on va se dire que la RDC est loin de Madagascar. Mais toujours est-il que la maladie n’a pas de frontière. Et les déplacements à l’intérieur du continent noir se font de plus en plus nombreux. Mais comme on le dit toujours, mieux vaut prévenir que guérir.
C’est pourquoi il faut tirer la sonnette d’alarme de manière à ce qu’on mette en place des dispositions appropriées pour prévenir l’introduction de ce virus dans le pays. Plusieurs mesures peuvent être prises. Entre autres, la première chose à faire est d’isoler toute personne venant de la RDC.
Il ne s’agit pas de faire une discrimination – qui a toujours un sens péjoratif -, mais d’effectuer des contrôles plus stricts sur les personnes qui ont récemment séjourné ou passé dans le pays où l’épidémie s’est déclarée. Faire cette identification n’est pas bien difficile et demande peu de temps.
Il ne s’agit pas de s’alarmer facilement. Mais d’aucuns ignorent la faiblesse de la capacité de réponse face à une épidémie dans le pays. La preuve en est qu’aujourd’hui, le Mpox pas encore totalement maîtrisée. Loin de là s’en faut. Bien au contraire, les nouveaux cas augmentent.
Avec les autres maladies persistantes tel que paludisme, …, une nouvelle épidémie ne donnera pas une bonne image du pays. Cela ne mettrait pas seulement la population en danger, mais cela pourrait donner un coup fatal à l’économie du pays déjà malmenée par les différentes crises internationales.
Et bien évidemment, cela nuirait fortement à beaucoup d’activités économiques tel que le tourisme … alors qu’on parle beaucoup du renforcement de l’attractivité touristique. Si jamais une nouvelle épidémie sévissait à Madagascar, on ne pourra s’en prendre qu’aux responsables qui n’ont pas su anticiper la situation.
Ranaivo Lala Honoré




