Vers une nouvelle réforme. Le Conseil des ministres a approuvé le 19 mai, la « Lettre de politique de l’aval pétrolier », présentée officiellement hier à Ampandrianomby, par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) et l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).
Cette «Lettre de politique de l’aval pétrolier», a pour ambition de restructurer le secteur des hydrocarbures, renforcer la sécurité énergétique et attirer davantage d’investissements. Et le directeur général de l’OMH, Cydolain Raveloson, a tenu à souligner à cette occasion que
« depuis la privatisation du secteur, c’est la première fois qu’une lettre de politique de l’aval pétrolier, est adoptée ».
Selon lui, « cette nouvelle orientation est conforme à la politique générale de l’État en matière de transformation économique et énergétique ».
Quatre axes prioritaires caractérisent ce document. Le premier consiste à atteindre la « souveraineté énergétique » du pays, à travers le renforcement des capacités locales de transformation. Le deuxième porte sur « l’ouverture et l’attractivité du marché » afin de stimuler la concurrence et attirer de nouveaux investisseurs.
Puis le troisième mise sur « l’amélioration de la gouvernance et la modernisation des mécanismes de régulation ». Enfin, le quatrième axe met l’accent sur « la transition énergétique et la responsabilité environnementale ».
Divers chantiers
Pour le directeur général des Hydrocarbures au MEH, Harivelo Andrianarahinjaka, l’accès aux produits pétroliers demeure essentiel au développement économique qui «dépend fortement de la disponibilité des carburants, mais Madagascar reste vulnérable face aux crises internationales en raison de sa forte dépendance aux importations», a-t-il expliqué, évoquant notamment les tensions au Moyen-Orient.
Afin de sécuriser l’approvisionnement, l’État prévoit de mettre en place des réserves stratégiques de carburant. «L’objectif est de constituer un stock suffisant pour couvrir jusqu’à 90 jours de consommation», a précisé Harivelo Andrianarahinjaka.
Le gouvernement envisage également une révision de la législation régissant le secteur, libéralisé depuis 1999. Un nouveau projet de loi sur l’aval pétrolier devrait être soumis au Parlement durant la prochaine session ordinaire.
La réforme prévoit aussi la digitalisation du suivi des stocks, une meilleure régulation des prix à travers un mécanisme de «vérité des prix» et l’élargissement de l’accès aux carburants dans les zones encore mal desservies.
Arh.




