Contrôle de l’action du gouvernement: 15 ministres face aux députés

Deux mois après la formation du gouvernement de Mamitiana Rajaonarison, le moment est venu pour les députés d’évaluer et contrôler l’action de l’Exécutif. Une série d’auditions des ministres est prévue se dérouler, lors de cette session ordinaire de l’Assemblée nationale.

Selon le président de l’Assemblée nationale (PAN), Siteny Randria­nasoloniaiko, pas moins de quinze ministres seront convoqués devant les députés, pour répondre aux questions portant sur les préoccupations de la population et sur la gestion des affaires publiques.
A sujet, chaque séance promet d’être animée car à coup sûr, les élus vont profiter de cette occasion, pour savoir où en sont les réalisations de différents projets annoncés dans différentes localités, les solutions apportées pour résoudre les prob­lèmes d’approvisionnement en eau et électricité, la tenue de la concertation nationale et le processus de refondation, parmi les sujets brûlants à l’heure actuelle. Certes, le budget rectificatif sera également au cœur des discussions, notamment le montant alloué aux collectivités décentralisées. En revanche, comme à l’accoutumée, le gouvernement devrait s’attendre à une pluie de doléances.

Foncier
En parallèle, les parlementaires examineront également un projet de loi ma­jeur portant sur la réforme foncière. Depuis plusieurs années, les conflits fonciers, les problèmes de sécurisation des propriétés et l’attribution des terrains, alimentent le mécontentement des citoyens à travers le pays. C’est pourquoi, ce texte constitue une réponse pour clarifier les règles relatives à la propriété des terres, renforcer la transparence administrative et mieux protéger les droits des citoyens.
Pour le président de l’Assemblée nationale, la situation actuelle ne peut plus perdurer. Pour lui, il est désormais indispensable de mettre fin au désordre et aux inégalités dans la gestion foncière, afin de garantir davantage d’équité et de stabilité sociale.
A travers ces différentes initiatives, l’Assemblée na­tionale entend réaffirmer son rôle institutionnel et politique. «Notre objectif est clair», a déclaré Siteny Randrianasoloniaiko : met­tre en place une gouvernance au service du peuple, promouvoir une gestion responsable et transparente des affaires publiques, et faire de l’Assemblée nationale une institution capable de porter la voix du peuple malgache.

N.A

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