5.400 décès par an sont liés à la résistance aux antimicrobiens (RAM) à Madagascar, contre 1,27 million dans le monde, selon le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), lors d’un atelier de renforcement de la lutte contre la RAM, au Motel Anosy mardi et mercredi derniers à travers l’approche intégrée de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) « Une seule santé ». Il s’agit d’un phénomène qui survient lorsque des micro-organismes comme les bactéries, virus, champignons et parasites évoluent pour résister aux effets des médicaments qui devraient les éliminer.
« C’est un problème environnemental majeure car les eaux usées, les pratiques agricoles, les résidus pharmaceutiques et certaines activités industrielles favorisent la diffusion de ces micro-organismes résistants dans les sols, les eaux et les écosystèmes naturels », a fait savoir lors d’un point de presse le docteur Jobert Tchuidjang de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il cite à titre d’exemple la mauvaise gestion des déchets en milieu hospitalier qui arrivent à contaminer l’eau et le sol.
Renforcement de la lutte contre la RAM
Comme cette menace représente un enjeu majeur de santé publique, de santé animale, de sécurité alimentaire ainsi que de protection de l’environnement, le Medd a réalisé avec ses partenaires un atelier de deux jours afin d’améliorer la prise en compte de la dimension environnementale de la RAM. Cet atelier a réuni des participants issus des secteurs de l’environnement, de la santé humaine, de la santé animale, de l’agriculture et de la recherche scientifique, sans oublier les partenaires techniques et financiers. Au programme, des échanges portant sur les facteurs environnementaux favorisant la RAM, la détermination des stratégies de prévention, des systèmes de surveillance, ainsi que les solutions durables adaptées au contexte malgache.
Sera R.




