Réunion annuelle de la Bad: mobiliser les ressources internes pour développer l’Afrique

La réunion annuelle du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), a débuté officiellement le 26 mai à Brazzaville, en République du Congo. Des représentants gouvernementaux venus de plusieurs pays africains prennent part à cette rencontre, parmi lesquels le ministre malgache de l’Économie et des Finances, Dr Aimé Herinjatovo Ramiarison, également gouverneur de la Bad pour Madagascar.

Cette rencontre rassemble plusieurs hauts responsables africains autour d’un objectif commun : renforcer l’autonomie financière du continent et accélérer les investissements capables de transformer durablement les conditions de vie des populations. Pour y parvenir, les intervenants ont mis l’accent sur la mobilisation des ressources financières internes, le renforcement des économies nationales et le financement de projets structurants.
« L’Afrique doit utiliser ses ressources de manière plus efficace, pour soutenir les investissements essentiels », a déclaré dans son allocution d’ouverture, le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso. Il appelle à investir davantage dans les secteurs prioritaires du continent. Selon lui, les infrastructures, l’énergie, l’industrialisation, la création d’emplois et la résilience économique figurent parmi les priorités absolues pour assurer une croissance durable.

Réforme du système financier

De son côté, la vice-présidente de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, a plaidé pour une réforme en profondeur du système financier africain.
« L’Afrique doit renforcer ses mécanismes de financement et mieux valoriser ses ressources internes », a-t-elle déclaré.
Elle a également appelé au développement des marchés de capitaux africains, à une meilleure maîtrise des risques perçus par les investisseurs et à une mobilisation accrue des investissements durables.
Le président du Groupe de la Bad, Sidi Ould Tah, a, quant à lui, souligné l’écart entre les ambitions du continent et les outils financiers disponibles. « L’Afrique ne manque ni d’idées, ni de vision, ni de résilience », a-t-il assuré.
Selon lui, le véritable défi consiste à bâtir des institutions capables de mobiliser davantage de capitaux, d’impliquer plus fortement le secteur privé et de repenser les mécanismes de financement du développement. Cette édition constitue la première assemblée annuelle organisée sous la direction de Sidi Ould Tah, élu à la tête du Groupe de la Bad à Abidjan en mai 2025.

Arh.

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