La ville des mille retrouve peu à peu sa splendeur d’antan. Les marchands de rue à la Petite Vitesse ont été sommés de reprendre place au marché, les travaux d’assainissement pour prévenir les inondations devenues monnaie courante ces dernières années avancent à grands pas, tandis que les problèmes de délestage et d’accès à l’eau potable sont sur le point d’être résolus. Certains projets ont commencé durant l’ancien régime et d’autres après la prise de pouvoir des actuels dirigeants. En tout cas, peu importe l’initiateur d’un projet, seule sa réalisation compte.
Nous entamons maintenant le sixième mois de l’année, c’est-à-dire le dernier mois du premier semestre. Cela dit, force est de se rappeler ce qui s’est passé il y a un an de cela, en l’occurrence le drame ou l’anniversaire noir d’Ambohimalaza. En plus de cette hécatombe, plusieurs cas d’intoxication dus notamment à des aliments mal conservés ont été notifiés à travers le pays à la même période. Certes, les débats sont toujours ouverts sur les causes exactes de la mort de la trentaine d’invités à cette fête à Ambohimalaza, mais pour les cas à Mahajanga, à Toliara ou à Ambositra, ayant fait des morts à cette époque, laissent penser que la rupture de la chaîne de froid à cause notamment du délestage, n’est jamais à exclure.
Cette année pourtant, des toxi-infections alimentaires collectives ont eu lieu un peu partout, mais aucune victime n’est à regretter jusqu’ici. D’ailleurs, dans la plupart des cas, le manque de vigilance en termes d’hygiène et de propreté, a provoqué ces maladies. Un appel est alors lancé à la population toute entière. Que ce soit en matière d’alimentation, de mobilité urbaine ou d’activité génératrice de revenus, l’heure a sonné d’en finir avec la gabegie, l’insouciance et l’outrage aux lois en vigueur. Encore faut-il rappeler que même la Police nationale a repris les sanctions liées aux infractions routières, après quelques mois de suspension. Le développement commence par le respect des règles régissant la société.
Rakoto




