PLFR 2026: 527 milliards d’ariary de recettes fiscales additionnelles

Le gouvernement malgache veut mobiliser 527 milliards d’ariary de recettes supplémentaires cette année. C’est inscrit dans le Projet de loi de finances rectificative (PLFR), déposé récemment au Parlement.

Cyclones, tensions géopolitiques, hausse des coûts énergétiques… L’Etat renforce son arsenal fiscal pour soutenir la relance économique sans creuser davantage le déficit budgétaire. Pour atteindre ce cap, le gouvernement propose une combinaison de réformes fiscales et de mesures administratives renforcées.
Selon le PLFR, les nouvelles dispositions devraient générer «527 milliards d’ariary additionnels», dont 135 milliards issus des mesures législatives et 392 milliards provenant des actions administratives.
L’Exécutif veut ainsi sécuriser les ressources publiques, malgré un environnement économique fragilisé. Le ministère de l’Économie et des Finances affirme vouloir «préserver les grands équilibres budgétaires» et surtout maintenir les priorités de développement. La croissance économique est ainsi revue à la baisse, à 3,8 %, contre 4,8 % initialement prévue.

Elargir la base taxable
La Direction générale des impôts (DGI) entend s’activer pleinement pour atteindre cet objectif. L’administration fiscale prévoit «la suppression graduelle des dépenses fiscales dépourvues d’effets significatifs sur l’économie et le secteur social» afin d’élargir la base taxable et d’améliorer les recettes internes.
Parmi les principales mesures la taxation à 10 % des articles de friperie, la hausse des droits de visa, ainsi que la retaxation du riz de luxe et du pétrole lampant. Certaines exonérations fiscales accordées jusque-là seront supprimées ou rationalisées. Pour l’administration, il s’agit de «maintenir les objectifs de mobilisation de recettes fiscales intérieures» dans un contexte mondial instable.
Mais l’essentiel des ressources attendues viendra du renforcement des mécanismes de contrôle. Le fisc prévoit 150 milliards d’ariary supplémentaires grâce au contrôle fiscal, 190 milliards issus du recouvrement des arriérés, dont une part importante auprès de grandes entités publiques, ainsi que 50 milliards provenant d’un meilleur suivi de l’impôt sur les revenus des marchés.
Du côté des douanes, le ton se durcit également. L’administration annonce «une lutte sans merci contre la fraude et les circuits informels» ainsi qu’un renforcement de la protection de la production nationale face aux importations.
Mobiliser davantage de ressources internes pour financer la relance, absorber les effets des chocs extérieurs et engranger 527 milliards d’ariary de recettes fiscales additionnelles comme le principal levier budgétaire de l’année.

Arh.

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