Le phénomène de kidnapping connaît une recrudescence inquiétante ces derniers temps. Qu’ils soient albinos ou pas, les otages sont généralement des enfants et adolescents de moins de 18 ans. Tel était le cas dans la capitale, avant-hier soir à Ivolaniray Anosibe, où une adolescente de 17 ans s’est fait enlever. Cependant, les éléments du Service antigang (Sag) de la police nationale ont réussi à la sauver, suite à une intervention assez musclée.
Les coups de feu ont retenti, avant-hier vers 21h entre Ampangabe Trano dimy et Anosibe. Les éléments du Sag ont essayé de libérer une fille âgée de 17 ans, kidnappée plus tôt avec ses deux frères à Ivolaniray, dans le 4e arrondissement. On ignore pourquoi mais les bandits ont laissé partir les deux garçons, et n’ont “gardé” que la jeune fille, laquelle fera plus tard l’objet d’une demande de rançon de 20 millions d’ariary en contrepartie de sa libération. Cela étant, la transaction a été prévue à Ambilanibe mais en voyant les policiers, la bande a préféré laisser partir l’otage sans toucher la rançon.
D’après le père de l’adolescente, conducteur de taxi-bicyclette, son fils cadet a fait les va-et-vient à la maison avant-hier soir. « Il nous a révélés que des inconnus ont kidnappé son frère et sa sœur aînés. Il nous a pourtant prévenus que les kidnappeurs étaient armés », a raconté le père de famille. Au début, les ravisseurs ont réclamé 30 millions d’ariary, mais le père de l’otage a répondu qu’il n’avait pas autant d’argent, vu son métier.
Se fondre dans la foule
Les malfrats ont relâché l’autre enfant tout en gardant la jeune fille. Ils ont accepté de revoir à la baisse la rançon et donné le lieu d’échange. « Ils ont mis leur survêtement à ma fille pour lui donner l’apparence d’une femme adulte, trompant ainsi les riverains. Je me suis rendu à l’endroit indiqué. Cependant, le fokonolona et la police nous ont prêté main-forte et en constatant que l’étau s’est resserré autour d’eux, ils ont préféré laisser partir ma fille et prendre la fuite », a expliqué le père.
Les policiers ont pris en chasse les malfrats et ont réussi à en blesser un. Cependant, les couloirs dans ces quartiers ont permis aux bandits de s’éclipser, d’autant que les riverains se sont mobilisés pour aider les policiers, mais les ravisseurs en ont profité pour se fondre dans la foule. La brigade criminelle a été saisie de l’affaire. Ce kidnapping avorté est survenu au lendemain de la libération d’un enfant âgé de 5 ans, pris en otage le 11 juin à Fenoarivobe.
LR




