A quelques jours de la fête nationale, le gouvernement veut faire de la propreté un symbole de citoyenneté. Une vaste opération de nettoyage baptisée « Fanadiovana faobe » se tiendra le samedi 20 juin dans les communes et fokontany de Madagascar, avec la participation attendue des habitants, des associations, des églises, des scouts, de la Croix-Rouge malgache et de plusieurs institutions publiques.
L’objectif dépasse largement le simple ramassage des déchets. Pour les autorités, cette mobilisation doit rappeler que le civisme s’exprime aussi dans l’entretien de son cadre de vie. « La propreté sera désormais considérée comme une affaire nationale », a affirmé le président de la Délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo, Fenoherintsoa Ralambomanana, hier lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel de ville à Analakely.
Le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (Meah) a, de son côté, insisté sur la nécessité d’un changement durable des comportements. Selon elle, la lutte contre l’insalubrité commence par des gestes simples : éviter de jeter les déchets dans les rues ou les caniveaux, préserver les espaces publics et transmettre ces réflexes aux plus jeunes. « Il ne s’agit pas d’une action ponctuelle, mais du début d’un changement de culture », a-t-elle expliqué.
Cette campagne intervient alors que les indicateurs demeurent préoccupants. Le ministère estime que 83 % de la population ne disposent pas encore d’infrastructures d’assainissement adéquates et que 90 % consomment une eau non traitée, une situation particulièrement marquée dans les zones rurales.
Fahranarison




