Cyclones, sécheresses, inondations: Madagascar adopte l’alerte basée sur les impacts

Madagascar renforce son système national d’alerte précoce face aux risques climatiques. Les 18 et 19 juin, un atelier national consacré au système de Prévision et d’alerte basées sur les impacts (IBFW) se tient au Le Louvre Hotel & Spa à Antananarivo.

Cette rencontre est organisée par la direction générale de la Météorologie et le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), avec l’appui du programme WISER Action First in Africa.
Selon le directeur des Exploitations météorologiques au sein de la direction générale de la Météorologie, Rivo Randrianarison, « con­trairement à l’approche traditionnelle centrée sur les phénomènes météorologiques, l’IBFW privilégie l’anticipation des impacts en tenant compte de l’exposition et de la vulnérabilité des territoires et des populations ».
Plus d’une centaine de participants prennent part à cet atelier. Responsables publics, techniciens, collectivités territoriales, organisations humanitaires, représentants des groupes vulnérables et agences des Nations Unies sont mobilisés autour d’un objectif commun : améliorer la capacité du pays à anticiper les catastrophes naturelles.
Madagascar figure parmi les pays les plus exposés aux aléas climatiques. Cyclones, inondations et sécheresses frappent régulièrement le territoire, causant des pertes humaines et économiques importantes. Face à cette vulnérabilité, les autorités veulent passer d’une simple prévision météorologique à une alerte orientée vers l’action.
Rivo Randrianarison ajoute : « Cette approche permet de fournir des informations plus opérationnelles afin de guider les décisions en amont et de réduire les impacts potentiels des aléas hydrométéorologiques ».
Les travaux porteront notamment sur les seuils d’alerte, les données de vulnérabilité et les mécanismes de communication inclusive. Une attention particulière sera accordée au genre, à l’équité, au handicap et à l’inclusion sociale. Madagascar veut ainsi s’aligner à l’objectif mondial « Early Warnings for All », afin que chaque citoyen puisse accéder à des alertes fiables et exploitables d’ici 2027.

Arh.

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