La dette liée au projet de téléphérique d’Antananarivo s’élève à près de 150 millions d’euros, soit plus de 780 milliards d’ariary à remboursement jusqu’en 2034.. Et pour alléger cette charge, les autorités malgaches affichent leur volonté de remettre progressivement en service ce transport par câble d’ici la fin de l’année 2026. Le gouvernement souhaite également mettre en place un modèle de gestion durable afin d’assurer la viabilité du projet à long terme. L’enjeu est avant tout financier.
Dans ce contexte, la France, partenaire du projet, se dit ouverte aux discussions. L’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, a indiqué hier à Antaninarenina que «la France est disponible à tout moment pour discuter de ce sujet, y compris sur des questions de nature privée», a-t-il déclaré devant la presse hier à Antaninarenina.
Il a aussi pris acte de la volonté du gouvernement malgache de relancer rapidement le projet. «Nous avons noté avec intérêt le souhait du ministre des Transports de voir le transport par câble fonctionner de nouveau d’ici la fin de l’année, notamment pour lutter contre les embouteillages excessifs dans la ville», a-t-il ajouté.
La première ligne concernée sera celle reliant Ivandry à Ambatobe. Sa réouverture est attendue dans les prochains mois. Pour le ministère des Transports et de la météorologie, laisser cette infrastructure inactive n’est plus envisageable. «La remise en service du téléphérique figure parmi nos priorités», a affirmé le directeur général des Transports terrestres, Désiré Ranarison.
Arh.




