La Société du port à gestion autonome de Toamasina (Spat) met progressivement sur les rails son projet de plateforme multimodale logistique et portuaire (PMLP) à Tsarakofafa, dans le cadre du futur « Port Sec III » pour l’extension du port de Toamasina. Ce projet renforce les capacités logistiques du site et positionne Madagascar en hub régional de redistribution maritime en Afrique australe et dans l’océan Indien.
Installée à environ 8 kilomètres du port de Toamasina, la plateforme permettra de stocker temporairement des conteneurs avant leur réexpédition vers des ports secondaires de la région. Le site de Tsarakofafa a été retenu pour sa proximité avec la route nationale 2 et la voie ferrée, ainsi que pour la disponibilité foncière déjà sécurisée par la Spat depuis 1997.
Selon le directeur général de la Spat, Heritiana Anicet Randriambahoaka, « Tsarakofafa réunit toutes les conditions nécessaires pour développer une plateforme logistique moderne et performante, capable de fluidifier les échanges commerciaux ».
L’investissement nécessaire pour le Port Sec III est estimé à 200 millions de dollars, incluant l’aménagement du site, les infrastructures logistiques, des parkings pour poids lourds, des zones de dépotage et une connexion ferroviaire. Les premières infrastructures prioritaires, dont une route d’accès et un parking de 500 camions, seront lancées d’ici le mois d’août.
Retombées économiques
La Spat estime le chiffre d’affaires annuel à 65 milliards d’ariary durant les trois à cinq premières années et pouvant atteindre 100 milliards d’ariary après cinq ans. « Ce projet générera de nouvelles activités dans la logistique, le transport et le commerce maritime, tout en augmentant les recettes publiques », a souligné le directeur général. Le projet devrait aussi créer plusieurs milliers d’emplois temporaires pendant les travaux, puis près de 1.500 emplois permanents une fois opérationnel.
Concernant les occupants actuels du site, la Spat prévoit des mesures d’accompagnement. « Nous avons mis en place des solutions de relocalisation pour garantir un déplacement dans des conditions dignes et sécurisées », a affirmé Heritiana Anicet Randriambahoaka. Au total, environ 270 personnes sont concernées, dont plus de 100 ont déjà accepté leur relocalisation vers le Port Sec II.
Arh.




