Normes internationales du cacao: Madagascar défend les pays producteurs

La délégation malgache ayant pris part à la réunion des Etats membres de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) qui s’est tenue les 22 et 23 juin à Bruxelles, a plaidé pour que les pays producteurs participent davantage à l’élaboration des normes internationales régissant le cacao et le chocolat.

Cette délégation, composée de représentants du ministère du Commerce et de la consommation (MinCC), accompagnée du Conseil national du cacao et soutenue par le projet Pôles intégrés de croissance (Pic), a porté haut la voix des producteurs sur plusieurs enjeux majeurs de la filière, incluant l’amélioration des revenus des producteurs et le développement d’une production de cacao durable. La transformation locale des fèves ainsi que le renforcement de la coopération entre les pays producteurs ont également figuré au centre des discussions. A part Madagascar, des représentants de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Pérou et de la République dominicaine ont également été au rendez-vous, prenant activement part aux travaux.
La délégation malgache a profité de cette occasion pour présenter la position de Madagascar concernant le Codex Alimentarius. Elle a, entre autres, souligné la nécessité d’associer davantage les pays producteurs à la définition des normes internationales applicables au cacao et aux produits chocolatés. Pour les autorités malgaches, cette implication est essentielle afin que les standards internationaux tiennent compte des réalités des pays producteurs et contribuent à un développement plus équitable de la filière.
Cette réunion a aussi permis aux pays producteurs d’harmoniser leurs positions avant les discussions qu’ils mèneront avec les pays consommateurs lors de la prochaine session du Con­seil international du cacao. Cette participation a permis à Madagascar de réaffirmer son engagement en faveur d’une gouvernance plus inclusive de la filière cacao. Le pays entend défendre les intérêts de ses producteurs sur la scène internationale, tout en promouvant une production durable et une meilleure valorisation du ca­cao malgache.

Jean Riana

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