Face à la recrudescence des meurtres, des enlèvements et des disparitions d’enfants enregistrés ces derniers jours à Madagascar, la Conférence des évêques de Madagascar (CEM), par la voix de son vice-président Mgr Jean Pascal Andriantsoavina, appelle les autorités à garantir la transparence dans les enquêtes en cours et invite la population à éviter les accusations sans fondement et les actes de vengeance.
La CEM interpelle les autorités face à la situation sécuritaire préoccupante dans le pays. Dans un message adressé aux dirigeants et à la population, l’évêque malgache reconnaît les efforts engagés, mais appelle à davantage d’actions concrètes pour répondre aux inquiétudes grandissantes des citoyens.
«Nous constatons les efforts entrepris par les dirigeants face aux souffrances de la population, mais les réalisations doivent être plus nombreuses que les déclarations», souligne le message de la CEM. Les évêques invitent ainsi les responsables concernés à renforcer les mesures prises et à apporter des réponses concrètes aux familles touchées par ces drames.
Au-delà des annonces, la CEM réclame une plus grande transparence dans le traitement des affaires liées aux meurtres, aux enlèvements et aux disparitions. Elle demande que les enquêtes en cours aboutissent et que les responsabilités soient clairement établies afin que ces dossiers ne restent pas sans suite.
Dans son message, l’épiscopat malgache rappelle l’importance de la vérité et de la justice pour restaurer la confiance de la population. Il appelle les institutions compétentes à poursuivre leurs investigations dans le respect des procédures judiciaires.
La Conférence des évêques de Madagascar adresse également ses condoléances et son soutien aux familles ayant perdu un proche ou un enfant dans ces circonstances douloureuses. Elle exprime sa solidarité face à cette situation qui affecte profondément la société.
Par ailleurs, les évêques appellent les citoyens à rester vigilants face aux risques de manipulation et aux tentatives visant à diviser la communauté. Ils mettent en garde contre les accusations infondées et les réactions de vengeance envers des personnes désignées comme responsables sans preuve.
Pour la CEM, la violence ne peut jamais constituer une réponse aux difficultés sociales auxquelles le pays est confronté. Elle rappelle que «tuer des enfants et des personnes vulnérables ne nous sortira jamais de cette pauvreté profonde» et réaffirme l’importance du respect de la vie humaine et du «fihavanana».
A travers cette prise de position, cette organisation appelle les autorités et les citoyens à unir leurs efforts pour faire face à l’insécurité et préserver la paix sociale.
S.A.




