Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison estime que Madagascar n’a pas seulement connue une succession de crise, mais reste en proie une « crise persistante ». Cette déclaration a été faite, lors de la rencontre avec les membres de la délégation des Nations unies et de l’Union africaine en visite à Madagascar, à l’heure où le pays engage une refondation ambitieuse mettant en jeu la crédibilité du régime en place, condamné à réussir.
Madagascar ne serait plus confronté à une crise ponctuelle ou cyclique, mais à un mal profond qui s’est durablement installé dans le pays. C’est le constat du Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, hier, au Palais de Mahazoarivo, lors d’une rencontre avec les envoyés spéciaux de l’Union africaine et des Nations unies conduits par Mohamed Idriss Farah et Parfait Onanga-Anyanga.
A travers cette déclaration, le Premier ministre reconnait que les difficultés traversées par Madagascar actuellement, relèvent des dysfonctionnements structurels. Dans ce cas, le pays ne peut plus reprendre systématiquement les démarches du passé, mais doit s’y prendre autrement pour résoudre durablement les problèmes du pays.
Sans le nommer directement, Mamitiana Rajaonarison adhère donc pleinement aux propos d’Albert Einstein qui disait, «La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent». En effet, les changements institutionnels, les alternances politiques et les différentes initiatives de dialogue, n’ont pas suffi à restaurer pleinement la confiance dans les institutions ni à améliorer de manière décisive les conditions de vie de la population depuis plus de 50 ans.
Pour leur part, les envoyés des Nations unies et de l’Union africaine, ont réaffirmé leur soutien au processus de refondation. Ils ont estimé que la vision présentée par les autorités pouvait constituer une source d’espoir pour Madagascar. Cet appui diplomatique renforce la crédibilité internationale de la démarche. Il ne doit cependant pas être interprété comme un soutien sans réserve à toutes les décisions du Gouvernement.
En effet, les représentants internationaux ont insisté sur la nécessité d’associer toutes les forces vives à chacune des étapes du processus, notamment lors de la concertation nationale. Ils ont également souligné l’importance de la participation des jeunes.
Tivo Rasam




