La Commission d’enquête parlementaire sur la Jirama, a officiellement entamé ses travaux hier. Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a indiqué que cette démarche vise à faire toute la lumière sur l’origine des problèmes liés à l’approvisionnement en électricité et en eau dans le pays et de savoir ce qu’il en est vraiment sur les tenants et aboutissants des contrats.
Les investigations devraient durer quelques mois, en raison du volume des documents sensibles à éplucher, vérifier et passer au crible dont les contrats de location de groupes électrogènes auprès des fournisseurs privés, sans oublier l’utilisation des fonds publics et la gestion des subventions allouées à la Jirama, d’un montant de 1000 milliards d’ariary
A ce sujet, le président de l’Assemblée nationale a relevé plusieurs éléments jugés inacceptables dans certains contrats. Il a cité le cas de groupes électrogènes d’une capacité de production de 10 mégawatts, alors que 4 mégawatts seulement seraient effectivement disponibles. Alors que la Jirama prendrait à sa charge l’approvisionnement en carburant ainsi que les réparations en cas de panne, entraînant des dépenses supplémentaires pour l’État.
Pour Siteny Randrianasoloniaiko, les difficultés persistantes dans la distribution d’eau et d’électricité, constituent l’une des principales préoccupations des Malgaches. L’enquête devra ainsi permettre d’éclaircir les causes de cette situation et d’établir les responsabilités.
Car malgré cet effort financier, ces ressources ne se traduisent pas par une amélioration tangible des conditions de vie de la population.
« L’utilisation de ces fonds publics n’a pas eu d’impact sur le quotidien de la population », a déclaré Siteny Randrianasoloniaiko.
Il a expliqué que les processus et la transparence d’attribution d’un contrat, seront au coeur des enquêtes de la commission, chargée d’établir les faits et de retracer l’utilisation de ces ressources au fil des années.
Enfin, il a appelé à laisser le temps aux autorités actuelles de mener les réformes engagées. « Les dysfonctionnements et les éventuelles défaillances de la gestion, apparaîtront progressivement », a-t-il affirmé, tout en soulignant que cette enquête s’inscrit dans une démarche de transparence et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
S.A.




