En partenariat avec Huawei, le 23 juillet au Campus Yas d’Andraharo, Yas Madagascar est le quatrième opérateur au monde à tester au niveau national le premier test national de la technologie 5G-Advanced, également appelée 5.5G, après des opérateurs des Émirats arabes unis, de Maurice et d’Afrique du Sud.
Présentée comme une évolution de la 5G, la 5.5G promet des débits plus élevés, une latence réduite et une meilleure qualité de service. Elle doit accompagner le développement de nouveaux usages tels que l’intelligence artificielle, la réalité augmentée, les objets connectés ou encore les services numériques avancés. Une démonstration sur écran 3D a permis d’illustrer les possibilités offertes par cette technologie.
Pour le directeur général de Yas Madagascar, Benoit Janin, cette réussite reflète les progrès accomplis par le pays en matière d’infrastructures télécoms. « Cette expérimentation montre que Madagascar dispose désormais des infrastructures, des compétences et de l’ambition nécessaires pour suivre les grandes évolutions technologiques mondiales. Nous préparons dès aujourd’hui les réseaux qui répondront aux besoins de demain », a-t-il déclaré.
Investissements
C’est le fruit de plusieurs années d’investissements. Depuis sa privatisation en 2004, Yas Madagascar affirme avoir consacré plus de 800 millions de dollars au développement de son réseau. L’opérateur dispose aujourd’hui de plus de 2.100 sites mobiles, d’un backbone en fibre optique de plus de 20.000 kilomètres et de quatre câbles sous-marins internationaux. Yas poursuit le déploiement de la 5G dans les principales zones économiques, urbaines et touristiques.
Ayant honoré de sa présence cet événement, le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana a rappelé que cette innovation doit avant tout bénéficier à la population. « Une technologie n’a de valeur que si elle améliore concrètement la vie des citoyens. Chaque nouvelle génération de réseau doit créer davantage d’opportunités pour apprendre, entreprendre, produire, se soigner et accéder à des services publics plus performants », a-t-il souligné.
Yas Madagascar estime que cette étape ouvre la voie à de nouveaux services pour les citoyens, les entreprises et les administrations. Elle doit surtout renforcer la compétitivité de Madagascar dans l’économie numérique mondiale.
Arh.




