La Jirama lance une vaste opération de contrôle de ses abonnés. Dès ce mois d’août, ses équipes photographieront les branchements ainsi que les compteurs d’électricité et d’eau sur l’ensemble du territoire, dans le cadre d’une campagne d’assainissement des réseaux et de digitalisation des services. L’objectif est de fiabiliser les données, détecter les anomalies et améliorer la qualité du service.
Les agents compareront les informations relevées sur le terrain avec celles enregistrées dans le système informatique de la compagnie. Ils contrôleront également les branchements et les dispositifs de comptage. Les installations non conformes seront régularisées.
« Nous poursuivons l’assainissement des réseaux de distribution d’électricité et d’eau ainsi que la digitalisation de nos services afin d’améliorer le service offert aux clients », souligne la Jirama dans son communiqué publié le week- end.
Dans cette optique, la compagnie demande la collaboration des abonnés, mais appelle aussi à la prudence. Chaque agent devra présenter un badge signé par le Directeur des ressources humaines, sa carte nationale d’identité et un ordre de mission. «Les abonnés doivent vérifier ces documents avant d’autoriser un agent à accéder à leur compteur», rappelle la société. Cette mesure vise à prévenir les usurpations d’identité et à sécuriser les interventions sur le terrain.
En 2026, la Jirama prévoit d’atteindre près de 600.000 abonnements d’électricité et environ 200.000 abonnements d’eau. En 2019, elle comptait déjà près de 570. 000 clients en électricité répartis dans 114 localités et près de 194.000 en eau dans 65 centres. L’actualisation des données devient ainsi une étape essentielle pour mieux gérer un parc d’abonnés en constante évolution.
Raccordements
Cette campagne intervient alors que la compagnie est en pleine réorganisation de ses activités. Depuis le 12 juin, elle a suspendu temporairement les nouvelles demandes de raccordement à l’eau et à l’électricité. La décision doit permettre de traiter près de 13.000 dossiers en attente depuis 2020 et de faire face à des réseaux arrivés à saturation. Les raccordements jugés prioritaires, notamment pour les hôpitaux et les écoles, restent autorisés.
En parallèle, la modernisation des équipements se poursuit. Depuis mars, la Jirama a remplacé 6.500 compteurs d’eau à Antananarivo. Il reste encore 23.500 compteurs à renouveler dans la capitale, sa périphérie, Antsirabe, Antsiranana, Mahajanga et Fianarantsoa. Financée par la Banque mondiale dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable, cette opération doit renforcer la fiabilité du réseau, faciliter le suivi des abonnés et soutenir la transformation numérique engagée par la compagnie.
Arh.




