Incendie du Bazary Kely Toamasina: plus de 3.000 box réduits en cendres, une personne calcinée

L’incendie qui a dévoré le marché de Bazary Kely Toamasina a provoqué une importante destruction. Selon le bilan approximatif délivré par la commune urbaine de Toamasina, plus de 3.000 box ont été détruits par les flammes, soit 90% de l’ensemble du marché.
Une personne a été également tuée dans ce sinistre. Son identité demeure inconnue puisqu’elle a été totalement carbonisée. Le reste humain avait été retrouvé sous les ruines d’un commerce de réchaud à charbon de bois.
« C’est en constatant les dégâts dans son box que le propriétaire a découvert le cadavre carbonisé sous les ruines. D’après ses déclarations, il était sur place au moment où le marché a pris feu. Il s’est précipité pour sortir ses marchandises, mais voyant que les flammes se propageaient à toute vitesse dans sa direction, il s’est sauvé sans fermer le magasin. Cela étant, des témoignages ont avancé que des personnes malintentionnées ont circulé dans le marché, probablement dans le dessein de s’emparer des objets des magasins. On ignore pour le moment si la victime était une de ces gens », indique-t-on.
Ce drame a laissé un paysage de désolation sur place. Hier matin au lever du jour, on ne pouvait que constater les ruines des box et les restes des marchandises carbonisées par les flammes qui couvraient chaque périmètre.
Des faits qui témoignent d’une longue nuit interminable que les sapeurs pompiers et les riverains ont vécu en essayant de lutter contre le sinistre. D’après les informations, l’incendie n’a pu être maîtrisé que 5 heures après son début la veille vers 22h. Les flammes ont été définitivement éteintes vers 4h.
Les autorités de la ville de Toamasina se sont rendues sur place hier matin pour constater la destruction. Pour le moment, le bilan officiel n’est pas encore disponible mais d’ores et déjà, 10 tonnes de riz, 12 cartons d’huile et 9 cartons de savon ont été distribués aux victimes.
Au stade actuel de l’enquête, l’origine réelle de l’embrasement reste indéterminée, quoique des témoignages avancent un feu de cuisson laissé sans surveillance et pour d’autres, un court-circuit. D’autres parlent d’une batterie de téléphone qui a explosé à la charge.

ATs.

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