Fanalamanga: 8,5 milliards d’ariary de dépenses irrégulières relevées

Audit. Une somme de 8,5 milliards d’ariary aurait été dépensée irrégulièrement à Fanalamanga. Les faits concernent les cinq dernières années. Le constat ressort d’un audit financier réalisé au sein de l’entreprise. Le directeur général par intérim de la société, Kouthri Tombosoa Sahadli, l’a révélé lors d’une intervention sur la chaîne nationale TVM le week-end dernier.

Plusieurs anomalies au­raient été relevées dans la gestion de la caisse. L’audit évoque notamment 450 millions d’ariary sans pièces justificatives. Une autre sortie concerne 340 millions d’ariary payés par chèques. Aucun document justificatif n’aurait accompagné ces opérations financières.
L’audit fait également état de 775 millions d’ariary disparus de la caisse. Des sorties directes auraient aussi contourné les procédures internes. Ainsi, 230 mil­lions d’ariary auraient été retirés progressivement sur trois mois. Ces opérations n’auraient pas suivi les
circuits administratifs prévus.
L’entreprise aurait également participé à un appel d’offres concernant la construction de pylônes. Cette activité ne correspond pourtant pas aux missions de Fanalamanga. L’entreprise intervient principalement dans la gestion forestière et le reboisement. Cette opération soulève donc des interrogations sur son objectif réel.
Le football constitue également un important poste de dépenses. Cinq milliards d’ariary auraient été consacrés à cette activité en cinq ans.

Renforcer la gestion
En 2025 seulement, les dépenses auraient atteint 1,5 milliard d’ariary. Des primes de 20 millions d’ariary au­raient notamment été distribuées à plusieurs mem­bres du staff. «Ces constats proviennent de l’audit financier réalisé au sein de l’entreprise», explique Kouthri Tom­boso Sahadli.
D’autres difficultés con­cernent les exploitants redevables envers Fanalamanga. Certains n’auraient pas réglé leurs dettes envers l’entreprise. Cette situation aurait créé des tensions autour du recouvrement des créances. Les responsables auraient subi des pressions dans l’exercice de leurs fonctions. Les travailleurs journaliers rencontrent aussi des difficultés. Certains employés affectés aux travaux forestiers n’auraient pas reçu leurs salaires.
Parallèlement, près de 200.000 hectares de forêts nécessiteraient une intervention urgente. Leur dégradation impose des mesures rapides de protection et de restauration.
La gestion du parc automobile présente également des problèmes. Plusieurs équipements et véhicules de l’entreprise auraient disparu.
Kouthri Tomboso Sa­hadli affirme toutefois vouloir redresser progressivement la situation. Il dirige Fanalamanga par intérim depuis sept mois. «Depuis sept mois, nous travaillons progressivement pour re­mettre l’entreprise sur les rails», a-t-il indiqué.
La nouvelle direction entend ainsi renforcer la gestion financière et le contrôle interne. Elle devra également rétablir les paiements et protéger davantage le patrimoine forestier. J’ai conservé les informations comme des faits rapportés, avec «aurait» lorsque les éléments proviennent de l’audit ou d’allégations, afin d’éviter de présenter des irrégularités comme définitivement établies.

Arh.

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