Affaire kidnapping d’albinos: des bonifications d’ancienneté aux héros

Les éléments de la garde présidentielle ayant mené une mission spéciale à Betroka et Vangaindrano, ont bénéficié de bonifications d’ancienneté de six à douze mois, selon le président de la Refondation de la République, hier à Ambohitsorohitra, à l’occasion de l’accueil de l’enfant albinos sauvé in extremis et de sa mère.

L’enfant albinos arraché des mains des kidnappeurs, la semaine passée à Vangaindrano, est arrivé à Antananarivo, avec sa mère. Le président de la Refondation de la République (PRRM), le colonel Michaël Randrianirina, les a reçus au palais d’Ambohitsorohitra, hier. Le couple présidentielle va prendre en main leur sécurité ainsi que la scolarité de l’enfant, encore victime de menaces de mort.
A l’annonce de la nouvelle et en voyant l’innocence et la joie de vivre de l’enfant, les internautes ont remercié le PRRM tout en exprimant leur indignation face à la cruauté des kidnappeurs. « Le petit est vraiment mignon », « Il peut être utilisé comme modèle », « Comment peut-on imaginer un seul instant ôter la vie à cet enfant ? », ont, entre autres, commenté les internautes.
Les éléments de la garde présidentielle ayant mené
les deux opérations pour la libération de cet enfant à Vangain­drano et la découverte du corps sans vie de l’autre à Betroka, ne sont pas oubliés. Le chef de l’Etat leur a alors accordé des bonifications d’ancienneté de six à douze mois pour accélérer leur avancement de grade. « Nous allons mettre en place la culture du mérite dans la Fonction publique. Les auteurs d’exploits ayant sauvé des vies et la Nation, seront récompensés à leur juste valeur », a-t-il indiqué.

Six autres suspects arrêtés par la gendarmerie

Pour rappel, la garde présidentielle a retrouvé, début août, l’enfant dans une maison sise à Vangaindrano, après des courses contre-la-montre depuis la capitale. Neuf individus ont été arrêtés dans cette affaire, dont un enseignant au CEG de Vangaindrano et qui n’est autre que l’oncle de l’otage. C’était d’ailleurs l’instigateur de l’enlèvement. Les recherches d’autres potentiels complices se poursuivent encore.
Pour le cas de l’enfant albinos déjà enterré à Betroka, en plus des 15 suspects arrêtés par la garde présidentielle et déjà placés sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy, six autres ont été arrêtés par la gendarmerie locale, dont un chef de village. Pour rappel, ce rapt survenu le 14 mai et concocté notamment par le grand-père de l’enfant, a coûté la vie au père de la victime. Cette dernière a perdu la vie, près d’un mois après le rapt mais ses kidnappeurs l’ont énucléée avant de l’enterrer.

LR

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