Pour éviter toute perturbation dans l’approvisionnement national en produits pétroliers, le port de Toamasina réorganise ses opérations après l’arrivée simultanée de deux tankers.
Le Sunda 1 transporte une importante cargaison de gasoil destinée principalement aux centrales thermiques de la Jirama. Quant au Torm Eva, il transporte notamment de l’essence sans plomb SP95 et du pétrole lampant. Et comme les deux navires ne peuvent pas décharger simultanément au même poste pétrolier, le Sunda 1 a été temporairement déhalé pour libérer le poste à quai. Cette mesure permet au Torm Eva d’accoster et de décharger ses produits prioritaires, conformément ayx dispositions opérationnelles arrêtées par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), dans la nuit du 13 au 14 août.
Selon l’ordre de la priorité des opérations, le Torm Eva sera le premier à décharger environ 15 000 m³ d’essence sans plomb. Le pétrole lampant figure également parmi les produits concernés par cette opération.
«Dès que ces produits sont déchargés, ils sont immédiatement acheminés pour approvisionner le marché»,
a indiqué le directeur général de l’OMH, Cydolain Raveloson. L’OMH veut ainsi prévenir toute tension dans les stations-service.
Après le déchargement du Torm Eva, le Sunda 1 reprendra sa place au quai. Il pourra alors poursuivre le déchargement de sa cargaison de gasoil. Le navire transporte environ 67.000 m³ de gasoil. Le directeur général de la State Procurement of Madagascar (SPM), Guillot Ramilison, précise deux destinations principales. Le carburant doit alimenter les centrales de la Jirama et renforcer le stock stratégique national
Techniques et logistiques
Et contrainte de stockage au terminal pétrolier de Toamasina qui dispose de capacités limitées pour accueillir simultanément les cargaisons. Le décret gouvernemental du 4 août avait réservé certaines cuves au carburant destiné à la Jirama.
Le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) avait alors exprimé ses inquiétudes. Il avait notamment dénoncé une absence de concertation préalable avec les opérateurs concernés. Le groupement craignait un décalage dans le renouvellement des stocks commerciaux.
Lors de sa visite au port, le colonel Michaël Randrianirina a défendu cette importation directe. Selon lui, l’opération découle d’un accord bilatéral conclu avec le Nigeria. Elle doit sécuriser les besoins énergétiques du pays pendant environ six mois.
Les difficultés rencontrées actuellement sont ainsi d’ordre techniques et logistiques. Pour éviter un blocage prolongé de la distribution, le déchargement alterné des deux navires figure parmi les solutions retenues.
Arh.




