La fiscalité doit soutenir l’activité économique et non freiner les entreprises. Hugues Rajaonson appelle à revoir l’écosystème fiscal. Selon lui, une pression fiscale excessive fragilise progressivement les PME et PMI. Elle réduit leurs capacités d’investissement et d’innovation. «Une fiscalité qui tue les entreprises, les activités économiques, les populations et le pays », affirme-t-il.
Pour cet économiste, l’entreprise reste le principal moteur de création d’emplois et de richesses. L’État doit donc favoriser son développement. « Ce n’est pas l’État qui crée la richesse ou les emplois, mais bien les entreprises », soutient-il.
Il appelle ainsi les pouvoirs publics à instaurer un environnement fiscal plus favorable. L’objectif consiste à renforcer la productivité, l’investissement et l’innovation. Une fiscalité trop lourde peut également affaiblir durablement le secteur privé. Ses effets dépasseraient alors le cadre strictement économique.
La hausse du chômage et de la pauvreté pourrait notamment s’accentuer. Les tensions sociales pourraient également progresser avec l’affaiblissement des entreprises.
Renforcer les entreprises
L’intervenant pointe aussi les difficultés rencontrées par les agriculteurs. Beaucoup travaillent encore de manière isolée, avec des revenus insuffisants. Ces producteurs subissent, selon lui, les conséquences du manque d’investissement et d’innovation dans le pays. « Il faut faire évoluer le modèle agricole pour transformer les agriculteurs en véritables entreprises », estime-t-il. Cette transformation permettrait d’accroître la valeur créée dans les filières agricoles. Elle renforcerait aussi leur contribution au développement économique national.
L’expert préconise ainsi un accompagnement public durable pour les exploitants. Il souhaite leur permettre de quitter progressivement une logique de subsistance. «Il faut une politique publique stable et un environnement réellement incitatif», insiste-t-il.
L’enjeu dépasse donc la seule fiscalité. Il concerne également l’emploi, l’investissement, l’innovation et la transformation du monde rural. Pour lui, renforcer les entreprises et les exploitations agricoles constitue une priorité économique. Cette dynamique pourrait soutenir durablement la croissance et réduire les fragilités sociales.
Arh.




