Coup d’envoi de la semaine de haut niveau de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, hier au Siège de l’Onu à New-York. Du côté de la délégation malgache, le moment marquant de cette cérémonie d’ouverture, est l’accueil chaleureux du président de la Réplique de la Refondation de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, à son arrivée, par le SG, Antonio Guterres.
Dès son arrivée au siège des Nations unies à New-York, le colonel Michaël Randrianirina a été reçu comme il se doit, par le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres. Les deux hommes se sont serré la main et ont échangé quelques mots. A leurs côtés figurent également le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, ainsi que le président du Conseil européen, António Costa.
Et c’est une grande première dans l’histoire d’un régime de Transition à Madagascar et pour le colonel Michaël Randrianirina faisant partie des 130 chefs d’Etat et de gouvernements invités à débattre sur le thème «Restaurer la confiance, gérer la transformation : une ONU qui apporte des résultats pour tous», pendant une semaine, jusqu’au 28 septembre.
Pour les observateurs, cette présence du colonel Michaël Randrianirina, à la tribune des Nations unies, est perçue comme un signe de reconnaissance internationale du régime de la Refondation, qui tombe sous le sens. Là, il ne s’agit plus d’un soutien verbal, mais d’une véritable main-tendue à Madagascar qui compte mener son processus de Refondation avec l’appui de la communauté internationale.
Pour rappel, en 2009, à l’époque du régime de Transition dirigée par Andry Rajoelina, l’Assemblée générale de l’Onu avait refusé de lui donner la parole, à la suite d’un vote. Des délégations avaient alors contesté la légitimité de son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir à la suite d’un changement de pouvoir soutenu par l’armée.
Une occasion à saisir
Avant de mettre le cap sur New-York, le chef d’Etat malgache a fait savoir que «cette session est une opportunité pour Madagascar d’échanger et de renforcer les relations avec nos pays partenaires et d’autres nations ainsi que de suivre de près l’évolution géopolitique mondiale».
Pour dire que cette session constitue un important cadre de dialogue multilatéral face aux grands enjeux internationaux. A ce sujet, la forte délégation sur place composée de quelques ministres participera aux différents débats au programme comme la lutte contre le changement climatique, la paix et la sécurité mondiale ainsi que la solidarité économique. Une occasion également pour Madagascar de réaffirmer son attachement aux principes de la Charte des Nations unies.
Dans son intervention à l’ouverture de la session, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé l’importance de l’Organisation face aux principaux défis mondiaux. «La Charte des Nations unies et l’action de l’ONU sont plus importantes que jamais.», a-t-il déclaré. Il a notamment défendu le rôle de l’organisation comme espace permettant aux pays de se réunir et de rechercher des réponses communes.
N.A




