Trafic d’héroïne à Maurice: un Malgache devant la barre

Le procès des trois accusés dans une affaire de trafic d’héroïne, depuis Antananarivo vers Maurice, en juin 2017, s’est ouvert, avant-hier, à la cour d’assises de Maurice, selon Defimedia.info. Tous les trois ont plaidé non coupables, mais le juge a rejeté, lundi, leur demande d’arrêt des poursuites.

Le sort d’un Malgache con­sidéré comme mule dans un trafic de 1.138,7 grammes d’héroïne, d’une valeur estimée à Rs 17 millions (313.136 euros) déjoué le 11 juin 2017 entre Madagascar et Maurice, n’est pas encore scellé. Ses deux coaccusés d’origine mauri­cienne et lui, ont plaidé non coupables, tout en demandant l’arrêt des poursuites contre eux. Cependant, le juge n’a pas accédé à leur requête.
Ils ont par ailleurs contesté l’utilisation, par la poursuite, de seize dépositions d’un ex-policier impliqué dans l’affaire et déjà condamné à 15 ans de prison. Selon le juge, « la Cour n’a pas encore pris connaissance des dépositions de l’ex-policier (Ndlr.) et la défense pourra soulever ses objections au fur et à mesure de la présentation des preuves et de l’audition des témoins », selon Defimedia.info.

Multiples rebondissements

Pour rappel, l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), avec la collaboration de l’Anti-Narcotics Section de la Mau­ritius Revenue Authority (MRA), a saisi la quantité de drogue dure dans la soirée du 11 juin 2017 dans les toilettes de l’aéroport de Plaisance. Or les images enregistrées par la caméra de surveillance avant cette saisie, montraient le Malgache âgé de 42 ans à l’époque, passager du vol MK 289 en provenance de Tana et arrivé sur place à 19h35, « entrer dans les toilettes avec son sac à main à quatre reprises, soit à 19h52, 20h22, 20h23 et 20h33 », selon Le Mauricien.
Le quadragénaire a alors fait l’objet d’un avis de recherche, avant de se rendre de son plein gré, avec son avocat, au quartier général de l’ADSU, aux Casernes centrales, dans la matinée du 27 juin, soit 16 jours après la découverte. Depuis, la saga judiciaire a commencé et se poursuit jusqu’à maintenant, plus de neuf ans après les faits. Entre autres rebondissements, l’ex-policier qui avouait au début avoir « été recruté pour récupérer des colis de drogue dissimulés dans les toilettes et les livrer à des mem­bres du réseau », s’est rétracté lors du procès du 12 mai et 13 mai 2025, affirmant qu’il ne se souvenait pas des faits.
Dans cette affaire, le Malgache est accusé d’avoir importé illégalement la drogue à Maurice. L’un des Mauriciens est accusé d’avoir organisé la livraison de la cargaison à Port-Louis. Le troisième lui, est soupçonné d’avoir donné depuis la prison de Melrose des instructions pour distribuer la drogue. Ce procès démontre en tout cas que le trafic de drogues dans les îles de l’océan Indien, ne date pas d’hier…

Recueillis par LR

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