Vrai « fake »

Et presque tout le monde s’est fait avoir par ce « fake news » devenu virale et très contagieux dans l’après-midi du 24 septembre, qui a semé une vraie pagaille totale sur les réseaux sociaux, dans le milieu professionnel et éducatif. Cela prouve encore une fois, cette tendance à croire plus facilement sur le champ, aux fausses informations relayées et amplifiées sur la toile.
Mais, pour ses auteurs, l’objectif est largement atteint. Durant un certain moment, le doute s’est installé, la confusion totale et le mécontentement grandissant. Face aux deux décrets contradictoires, lequel est vrai et lequel est faux ? Qui croire ? Et l’autre question qui revient le plus ce jour-là, est-ce qu’on travaille demain ou pas ?
Effectivement, il y a de quoi être surpris et monté sur ses grands chevaux devant le fait que le décret pris en conseil des Ministres, déclarant jour férié, chômé et rémunéré le 25 septembre, est un « fake ». Et qu’au final, le travail nous attend, confirmé par un autre décret « officiel », annulant l’ancien, qui est en fait le vrai « fake ».
Et presque tout le monde est tombé dans le panneau et s’est laissé entrainer dans de faux débats brûlants. Outrés, certains ont pointé du doigt la responsabilité du ministère de Travail et le manque de sérieux du gouvernement. D’autres ont même réclamé la démission du ministre de tutelle, traité de tous les noms. Les critiques virulentes fusent de toutes parts. En réalité, ils n’ont pas pensé une seconde qu’il s’agit d’une opération de désinformation à l’échelle nationale qu’une part non négligeable de la population, a cru.
Le fait que le décret « fake » ait été publié quelques jours, après celui pris en conseil des Ministres, devrait mettre la puce à l’oreille de certains. D’ailleurs entre-temps, le gouvernement n’a pas apporté un démenti officiel, alors que l’information annonçant un jour férié le 25 septembre, a fait l’objet d’une large diffusion depuis mardi. Quoi qu’il en soit, la réaction tardive de l’Exécutif n’a pas arrangé les choses, piratage ou pas.

JR.

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