La France et Madagascar ont raffermi, hier à l’Aerial Metric Ambohibao, leur coopération militaire. Une signature de partenariat a eu lieu, entre le chef d’Etat-major des armées malgaches et le représentant de l’ambassade de France, pour la remise d’une centaine de drones à Madagascar d’ici fin 2026 ou début 2027.
Une vingtaine de drones débarqueront à Madagascar dès fin octobre. Ils seront utilisés particulièrement dans la surveillance des côtes sud de la Grande île. «Avec les problèmes au Moyen-Orient actuellement, la zone sud de Madagascar est devenu l’itinéraire le plus utilisé dans le commerce mondial. Sa surveillance nécessite alors des moyens adaptés à l’évolution technologique actuelle. Autant dire que les drones offerts par la France arrivent à point nommé», a indiqué devant la presse, hier en marge de la signature, le ministre des Forces armées, le général Maminiaina Ely Razafitombo.
Pour Catherine Vautrin, ministre française des Armées et des anciens combattants, «Le partenariat militaire entre les deux pays se subdivise en deux approches. La première est la formation des militaires malgaches au maniement des drones. La deuxième approche est cette notion de drone d’observation très demandée pour la surveillance des côtes. Une autre société française, Drone Volt, va livrer également à Madagascar des drones à utiliser dans ce domaine».
Prototypes
Des prototypes ont été remis à l’Armée malgache, hier lors de la signature, avec les équipements y afférents, notamment deux ordinateurs. Ceux-ci sont adaptés aux réalités actuellement, tant au niveau national qu’international. Ils peuvent être affectés à des missions de reconnaissance et d’observation, mais également de surveillance. «Ces drones peuvent atteindre en un rien de temps les zones enclavées et difficiles d’accès», a expliqué le ministre des Forces armées.
A la question de savoir si l’Armée malgache envisageait d’acquérir des drones
d’attaque, le ministre a écarté cette idée. «Certes, l’objectif est de lutter contre l’insécurité. Pour autant, le recours à ce genre de matériel n’est pas envisagé, du moins à ce stade. N’oublions pas que même s’ils sont des malfaiteurs, ces bandits de grand chemin restent avant tout des Malgaches. Je pense alors que les drones de reconnaissance, d’observation et de surveillance, sont largement suffisants dans la lutte contre l’insécurité», a-t-il estimé.
LR





