On en est où avec les travaux de mise aux normes du stade Barea, déjà annoncés, conformément aux recommandations de la Confédération africaine de football (Caf), comme une condition sine qua non, pour obtenir l’homologation tant attendue depuis des années. Effet d’annonce ?
Au mois d’août dernier, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, s’est pourtant montré rassurant. D’après lui, l’appel d’offres devait être finalisé avant la fin du mois et les entreprises adjudicataires devaient être connues dès septembre. Le programme annoncé était clair : réhabilitation de la pelouse hybride, construction des vestiaires du terrain annexe, réfection de la descente des gradins ainsi que des gradins eux-mêmes. Et la durée prévue pour la réalisation des ouvrages est de 3 à 4 mois, afin que le stade Barea soit prêt pour l’inspection d’homologation au début de l’année 2027.
Une feuille de route ambitieuse sur le papier, mais qui tarde à prendre forme sur le terrain. Le temps passe, mais les autorités continuent de faire du surplace. Septembre vient de tirer sa révérence et force est
de constater qu’aucune avancée majeure n’est visible à Mahamasina. Les travaux attendus n’ont toujours pas véritablement démarré, nourrissant les interrogations légitimes quant à l’avenir du stade Barea et de
l’équipe nationale.
Les férus du ballon rond, se demandent quelles sont vraiment les
causes de ces retards ? Lenteur administrative où manque de moyens financiers ? Alors que d’après les prévisions du ministère des Sports, les travaux devront être bouclés vers les premiers mois de l’année 2027. Une échéance qui ressemble davantage à une prolongation interminable qu’à un sprint final en vue de l’inspection d’homologation sous l’égide de la Caf.
Pendant ce temps, le football malgache continue de payer les pots cassés. Depuis plusieurs années, les Barea sont contraints de disputer leurs matchs internationaux, sans le soutien de leur public, en tant que 12e joueur, qui fait souvent basculer une rencontre, mais n’ayant d’autres choix que de suivre les matchs à distance, avec le sentiment amer d’être privé de leur jardin censé être le théâtre des plus grandes affiches du pays.
Ce dossier devient feuilleton à n’en plus finir. Chaque annonce relative à la reprises des travaux, ravive l’espoir, mais le constat sur le terrain le refroidit aussitôt. Entre promesses institutionnelles et réalité du chantier, il y a de la coupe aux lèvres. Or, dans un contexte où le football malgache cherche à franchir un nouveau palier sur la scène africaine, disposer d’infrastructures homologuées n’est plus un luxe, mais une nécessité stratégique.
Naisa





