Une année après le mouvement du 25 septembre et la chute du régime Rajoelina, on en est où avec les revendications populaires dans la rue qui sont allés bien au-delà des attentes sociales ? En marge de sa participation à l’Assemblée générale des Nations unies à New York (Etats-Unis), le président de la Refondation, Michaël Randrianirina, s’est entretenu avec la diaspora malgache dans le New Jersey (Etats-Unis).
A cette occasion et face aux interrogations soulevées par la diaspora, le chef de l’Etat a défendu la politique du régime toute en reconnaissant que les effets de son action tardent à se faire sentir dans le quotidien des Malgaches. “Si la grogne se fait encore entendre, c’est que les résultats ne sont pas encore visibles”, a-t-il lancé.
Un aveu lucide, qu’il justifie par l’ampleur du chantier hérité : “Jusqu’à présent, nous sommes encore en train de boucher les trous”, a-t-il expliqué, citant pêle-mêle l’urgence sociale, l’insécurité, le dossier explosif des contrats de la Jirama, ou encore l’état de délabrement avancé du réseau routier national.
Pour le Président de la Refondation, la transition ne peut pas produire de miracle en quelques mois. “Nous essayons de redresser petit à petit, a-t-il insisté. Les problèmes de Madagascar ne seront pas résolus en une semaine.” C’est une manière de demander du temps à la population.
Le chef de l’Etat n’a pas manqué lancer un message aux jeunes qui commencent à hausser le ton. “Je ne cesse de vous avertir que votre division ne mène à rien, vous n’êtes que les jouets des politiciens. C’est vous qui avez lutté le 25 septembre et non les politiciens. Alors ne vous laissez pas manipuler par les politiciens, car sinon, les anciennes pratiques seraient de retour.”
a-t-il encore déclaré.
Et face aux personnes ou aux différents groupes qui font des déclarations de soutien en faveur de la Refondation, le président a été clair : “Je ne force personne à me soutenir, je convaincs les gens par ma manière de travailler.”
Rakoto





