Affaires étrangères: le ministère adopte une politique anticorruption

Le ministère des Affaires étrangères renforce son dis­positif de lutte contre la corruption. La ministre Alice N’Diaye a officiellement remis, le 14 octobre, la Poli­tique interne de lutte contre la corruption (PILC) de son départementau directeur général du Bureau indépendant anticorruption (Bianco), Gaby Nestor Razakamanan­tsoa. Cette initiative s’est accompagnée de la déclarations de patrimoine et d’intérêts économiques des res­ponsables concernés du ministère.
La cérémonie, organisée à Anosy, marque une nouvelle étape dans les engagements du département en matière de transparence et de bonne gouvernance. La politique adoptée repose sur trois axes prioritaires : la prévention et la sensibilisation des agents aux règles d’éthique professionnelle, la transparence dans la gestion administrative et financière, ainsi que la responsabilisation des fonctionnaires.
Le dispositif prévoit un renforcement des procédures de gestion des ressources humaines, des finances pub­liques et des marchés pub­lics. Des mécanismes de sig­nalement des faits suspects, présentés comme accessibles, confidentiels et sécu­risés, figurent également parmi les mesures annoncées. L’objectif affiché est de prévenir les risques de corruption à tous les échelons de l’administration dip­lomatique.
Déclarations de patrimoine

Parallèlement à la présentation de cette politique, les responsables concernés du ministère ont satisfait à leur obligation de déclaration de patrimoine et d’intérêts économi­ques, conformément à la législation en vigueur. Une démarche saluée par le directeur général du Bianco, Gaby Nestor Razakamanantsoa, qui a rappelé l’importance de cette obligation dans la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite.
Le premier responsable du Bianco a également souligné que l’efficacité de la lutte contre la corruption dépend de l’engagement individuel et collectif des agents publics. Il a estimé que cette initiative s’inscrit dans les orientations de la Présidence de la Refondation de la République, qui fait de la lutte contre la corruption l’un des axes majeurs de son action.
Pour la ministre des Affaires étrangères, la démarche dépasse le seul fonctionnement interne de son département. « L’intégrité est le fondement d’une diplomatie crédible, responsable et au service de la Nation », a déclaré Alice N’Diaye, soulignant ainsi le lien entre la transparence administrative et la crédibilité de Madagascar auprès de ses partenaires internationaux.
Reste désormais à traduire ces engagements en mesures opérationnelles. Si les grandes orientations de cette politique sont définies, les modalités de leur mise en œuvre au sein des représentations diplomatiques à l’étranger, ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation, n’ont pas été précisés dans les communications officielles.

Rakoto

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