Lac Behoririka: 6.000 m3 de sédiments extraits pour prévenir les inondations

A l’approche de la saison des pluies, les autorités lancent une opération de curage du lac Behoririka pour restaurer sa capacité de rétention et limiter les risques d’inondation dans la capitale. En deux semaines, 6.000 m3 de sédiments et de terres ont déjà été retirés, sur un volume total estimé entre 15.000 et 20.000 m3.

Urgence. Le lac Beho­ririka doit retrouver sa fonction de régulateur des eaux pluviales. Ré­duit par l’accumulation de sédiments, les remblais illégaux et les déchets flottants, ce bassin de 1,50 hectare peine à assurer pleinement son rôle. Chaque saison des pluies, les débordements menacent les quartiers environnants, alors que les eaux provenant notamment d’An­tanimena, d’Ankadifotsy et de Soarano convergent vers ce plan d’eau avant leur évacua­tion vers le canal Andri­an­tany.
Les travaux en cours visent à retirer les terres accumulées dans le bassin et à rétablir le fonctionnement des réseaux hydrauliques qui permettent l’évacuation des eaux. Le niveau du lac commence déjà à baisser après les premières interventions. Certaines infrastructures obstruées par des aménagements ont également dû être démolies pour faciliter la remise en état du dispositif d’assainissement. Ces informations ont été partagées hier à l’Hôtel de ville d’Ana­lakely, lors de la réunion des techniciens mobilisés pour la réhabilitation du lac Beho­ririka.

Un bassin asphyxié par les remblais et les déchets
Les déchets charriés de­puis les quartiers voisins entravent l’écoulement des eaux vers le canal d’évacuation. A cela s’ajoutent les occupations sans autorisation et les remblais qui réduisent progressivement le volume d’eau que le lac peut retenir. Malgré les opérations de nettoyage régulièrement menées, ces obstacles continuent de fragiliser le dispositif d’assainissement de la capitale.
« Le lac Behoririka relève du domaine public et doit servir l’intérêt général », rappelle Faly Ramanantsoa, directeur des infrastructures de la Commune urbaine d’Anta­na­narivo. Il insiste sur la nécessité de restituer au bassin sa capacité de stockage et d’évacuation des eaux afin de protéger la population contre les inondations.
Les travaux, menés en collaboration avec l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa) et la Société municipale d’assainissement (SMA), doivent permettre de rétablir le fonctionnement hydraulique du lac et de ses canaux. A l’approche des fortes pluies, l’objectif est de renforcer la prévention des inondations dans la capitale, tout en préservant durablement cet espace public.

Fahranarison

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