La famille des quatre personnes tuées dans l’accident mortel d’Andranotapahina, vendredi après-midi, ne veut pas encore s’exprimer. Le propriétaire et le chauffeur de la Renault Express ont pour leur part, exprimé leur inquiétude face à la presse, hier à Andohatapenaka. Ils appellent les autorités à ouvrir une enquête impartiale.
Selon le chauffeur de la Renault Express, il sortait d’une bifurcation quand l’une des deux Toyota Land Cruiser II ayant roulé à vive allure a percuté la partie avant de son véhicule. La Peugeot 405 à bord de laquelle se trouvaient les quatre personnes tuées dans l’accident, se trouvait derrière l’Express et subissait le choc. Autant dire que la Renault a été prise en sandwich entre les deux véhicules, mais son chauffeur s’en est miraculeusement sorti avec des blessures.
Selon le propriétaire de l’Express, il ne sait pas encore l’endroit où son véhicule a été mis en fourrière. En tout cas, la gendarmerie de Mandrosoa en a confisqué les papiers. Et hier encore quand il a demandé ces documents pour l’assurance, les gendarmes ne lui en ont remis que des copies. L’enquête est en cours, mais les propriétaires de ladite Renault ne savent pas à quel saint se vouer, d’autant que des rumeurs couraient ces derniers temps selon lesquelles les ressortissants étrangers à bord des tout-terrains auraient déjà quitté le pays.
Pour rappel, cet accident a coûté la vie à un couple (38 et 31 ans) et ses deux enfants (12 et 6 ans). Les obsèques ont eu lieu, dimanche à Mahavelona. En marge du carambolage mortel, un membre du personnel du ministère de la santé, âgée de 40 ans, a également perdu la vie durant l’embouteillage en sortant par inadvertance de son véhicule. Contrairement à la famille décimée, elle laisse derrière elle un veuf et deux orphelins. Son enterrement a eu lieu, lundi à Maroloha Ambohidratrimo. Au total donc, un homme et deux femmes, ainsi qu’une fille et un garçonnet ont perdu la vie durant ce drame. Les observateurs attendent l’aboutissement de l’enquête.
LR





