L’enquête sur la libération sans autorisation officielle, des 11 ressortissants chinois de la prison d’Avaradrano, connait une avancée. Parmi les 15 personnes en garde à vue, présentées hier au parquet à Anosy, trois directeurs de l’administration pénitentiaire, sont placés sous Mandat de dépôt.
«Toutes les personnes impliquées dans la libération irrégulière des onze détenus chinois, seront sévèrement sanctionnés», a fait savoir le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, en marge de l’ouverture de la deuxième session ordinaire à Tsimbazaza. «Et pas d’indulgence possible», a-t-il fait savoir. Et «si leur responsabilité était établie, elles seraient punies par la loi», a-t-il pré¬cisé.
Puis sans attendre, au lendemain de cette déclaration poignante du chef du Gouvernement, 15 personnes ont été placées en garde à vue dont Mamisoa Tolojanahary, l’ancien directeur de la prison d’Avaradrano, Jean De Kopy Rajaonarison, le Directeur de l’Administration pénitentiaire (Dap) et le chef de Poste d’Antanimora.
Et après leur audition, le juge du parquet a décidé de les placer en détention préventive. Ils attendent donc la suite des procédures et leur procès derrières les barreaux de la prison d’Imerintsiatosika. Les 12 autres suspects ont été placés sous contrôle judiciaire. D’autres personnes impliquées sont toujours recherchées.
Selon les déclarations du Premier Substitut du Procureur, Nirina Andrianarivony, des personnes ont pris la fuite dans cette affaire. Parmi elles, Mahomed Razafimbeloson, le Secrétaire général du syndicat des agents pénitentiaires, qui fait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt.
5 millions d’ariary versés sur le compte du Dap
D’après les premiers éléments de l’enquête, les 11 ressortissants chinois ont été libérés deux fois au mois d’août, sur la décision prise par le Directeur de l’Administration pénitentiaire (Dap). Pourtant, ni la Drap, ni la DGAP, ni le ministère de la Justice n’ont reçu le rapport allant dans ce sens. Il s’agit d’une procédure totalement illégale.
Par ailleurs, 5 millions d’ariary ont été retrouvés sur le compte du Dap. Cette somme est soupçonnée d’être liée à des faits de corruption. Certains suspects sont déjà incarcérés à Antanimora et à Imerintsiatosika, dans l’attente de leur procès.
N.A





