D’après Harivelo Raharimamonjy, membre de l’association « Real Men Madagascar », en marge de la table ronde sur la Convention africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles ou « UA-CEVAWG », hier à l’hôtel Colbert Antaninarenina, au moins une femme sur quatre subit une forme de violence morale, physique, sexuelle et économique dans le pays.
D’après les données publiées par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) Madagascar du mois de mai dernier, les violences physiques concernent près de 32% à 35% des femmes depuis l’âge de 15 ans et les violences sexuelles environ 13,7% à 14% des femmes entre 15 et 49 ans. Quant au mariage précoce, une fille sur deux est mariée ou en union avant l’âge de 18 ans, surtout en milieu rural.
La pauvreté extrême, la précarité économique, le faible niveau d’instruction ainsi que l’inégalité structurelle entre les sexes sont cités comme étant les facteurs aggravants de cette situation.
Analyse critique de l’« UA-CEVAWG »
Face à ce contexte et sous l’égide de l’association «Real Men», la société civile a organisé une table ronde hier pour faire une analyse critique de l’«UA-CEVAWG».
D’après cette association, certains articles de cette convention restent effectivement encore flous, entre autres, les différentes manières et approches de changement de comportement que les hommes devraient observer afin qu’ils puissent générer une masculinité positive, l’engagement et le rôle de chaque pays après la ratification de la convention, notamment dans sa mise en application, ainsi que la protection des femmes et des filles victimes de la violence une fois qu’elles ont dénoncé leurs bourreaux.
L’« UA-CEVAWG » a été adoptée en février 2025 à Addis-Abeba, lors de la 38e session des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Comme Madagascar n’est pas encore signataire de cette convention, l’objectif est aussi de passer au crible ce texte et de faire des recommandations, en vue de son adoption à la chambre basse.
Sera R.





