En tournée africaine, le prince Albert II de Monaco a débarqué hier à l’aéroport international d’Ivato, accompagné d’une délégation monégasque. A son arrivée, le souverain a été accueilli chaleureusement par le ministre de la Sécurité publique, Erick Michel assurant l’intérim du ministre des Affaires étrangères.
Si la visite du souverain monégasque est avant tout humanitaire, elle constitue un événement diplomatique pour Madagascar. Depuis le changement de régime en octobre 2025, les nouvelles autorités multiplient les démarches internationales pour préserver les coopérations existantes et explorer de nouvelles possibilités de partenariat. La présence d’Albert II va dans ce sens, même si son programme ne comporte pas, a priori, de rencontres politiques de haut niveau. Elle s’inscrit également dans le cadre de la continuité de la coopération entre Madagascar et la Principauté de Monaco.
Contrairement à certains partenariats étroitement liés aux orientations politiques des gouvernements successifs, l’engagement monégasque repose principalement, depuis plusieurs décennies, sur des projets humanitaires et sociaux développés, dans les domaines de l’éducation, de la santé… C’est une coopération essentiellement tournée vers le développement humain, plutôt que vers les grands investissements économiques ou les enjeux stratégiques.
Et le choix de soutenir Akamasoa illustre cet engagement sanitaire. L’association fondée par le père Pedro Opeka constitue depuis plusieurs décennies un exemple de mobilisation contre l’extrême pauvreté à Madagascar. Et les infrastructures éducatives et sanitaires soutenues par Monaco témoignent d’un partenariat qui s’est progressivement inscrit dans la durée.
Le programme du prince Albert II prévoit notamment l’inauguration d’un établissement scolaire à Akamasoa, fondé par le père Pedro Opeka, une rencontre avec les étudiants de l’Université Saint-Vincent-de-Paul ainsi que des visites de projets culturels et sanitaires. À travers l’association Monaco Aide et Présence, la Principauté soutient depuis les années 1990 des initiatives humanitaires à Madagascar, un engagement déjà marqué par les visites du souverain en 2003 et 2017.
Tivo Rasam





