Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) salue le renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), jusqu’en 2028. Toutefois, il estime que cette échéance de deux ans, reste insuffisante. Ainsi, il plaide pour une prolongation d’au moins dix ans, qui sera régie par la règle d’origine sur Third Country Fabric (TCF), qui autorise l’exportation de vêtements fabriqués avec du tissu provenant d’un pays tiers.
D’après le GEFP, la prolongation d’au moins de dix ans de l’Agoa et maintien du TCF, sont essentielles pour pérenniser les investissements et préserver les emplois liés aux exportations malgaches vers les Etats-Unis.
Et le Groupement a fait savoir leurs attentes et leurs préoccupations, aux représentants du service économique et commercial de l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar, lors d’une visite des entreprises Mazava et Labo OI, membres du GEFP, le 13 octobre. Cela a permis de constater concrètement les capacités industrielles, le savoir-faire des entreprises franches à Madagascar et les retombées des échanges commerciaux avec le marché américain.
Visibilité accrue pour viser la stabilité
Dans le secteur du textile et de l’habillement notamment, les décisions d’investissement, l’acquisition d’équipements et la formation des salariés, nécessitent beaucoup de temps. C’est la raison pour laquelle le groupement a réclamé une prolongation de la durée de l’Agoa. Une visibilité accrue des entreprises exportatrices, permettrait aux industriels de mieux planifier leurs investissements et de renforcer leur position sur les marchés internationaux.
Au-delà des préférences tarifaires, la compétitivité de Madagascar dépend également de la stabilité du climat des affaires, de la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et en eau, ainsi que de la maîtrise des coûts et des délais logistiques. Ces contraintes pèsent lourd sur les coûts de production et sur la capacité des entreprises à honorer leurs commandes internationales.
Le GEFP réaffirme par ailleurs son engagement en faveur du respect des normes sociales et environnementales, ainsi que de la santé et de la sécurité au travail. Pour le secteur industriel malgache, l’enjeu est double : préserver les emplois existants et attirer de nouveaux investissements.
Jean Riana





