Concrétisation. Les membres du secteur privé et les autorités étatiques conduites par le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindravahy, sont parvenus à signer le pacte sur l’industrialisation de Madagascar, hier à Ankorondrano. Le document lie les deux parties pour le développement de l’industrie jusqu’en 2040, avec comme objectif d’élever à 30% la contribution du secteur industriel malgache au PIB. Ce taux n’est que de 15% aujourd’hui.
« Il s’agit d’allier la vision des secteurs public et privé dans la stratégie de développement du secteur de l’industrie à Madagascar à travers des engagements clairs dans le document », explique le ministre Edgard Razafindravahy concernant la portée de cette signature. Les membres du secteur privé partagent également la même vision selon laquelle le partenariat public-privé reste indispensable pour le développement du secteur industriel. « Une relation fiable doit exister entre les deux parties qui doivent se considérer en permanence comme partenaires et non adversaire », avance Tiana Rasamimanana, président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim) sur ce point.
Les deux parties ont choisi de prioriser cinq secteurs d’activité porteurs à Madagascar. Il s’agit de l’agribusiness, de l’huile essentielle, de la transformation minière, de l’énergie et du textile. Des filières considérées comme stratégiques sont ensuite privilégiées dans chaque secteur. A l’exemple de l’agribusiness où la filière riz, le sucre, le maïs, la production d’huile d’arachide seront mis en avant d’après les explications d’un technicien du ministère.
Afin d’assurer la mise en œuvre des engagements pris dans le pacte de l’industrialisation et pour des questions de gouvernance, le Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (Cnim) a été mise en place. L’entité indépendante du secteur public et du secteur privé, tel indiqué par le MICC, veille sur les travaux réalisés suivant le calendrier établi. Le conseil assurera également l’organisation du dialogue entre les deux parties.
Riana R.




