Arts visuels : les artistes affûtent leurs compétences à la Fondation H

« Ainga », un programme à l’initiative de la Fondation H, entame sa deuxième édition, à l’occasion de laquelle, une bonne dizaine d’artistes de l’océan Indien issus de médiums variés, suivent une séance de formation à Ambatomena.

Dans son agenda ce 17 août, l’artiste-plasticien et non moins historien de l’art, Hemerson Andrianetrazafy dressera l’histoire de l’art à la deuxième cohorte de « Ainga ». S’ensuivra, le 24 août, « L’ou­til de gestion et de promotion d’une exposition » avec Mino­a­risoa Ralantomanana, chargée de projet au sein de la Fondation H et experte en ingénierie culturelle. L’ar­tiste et curatrice d’origine zimbabwéenne, Georgina Maxim, clôturera le mois d’août avec « La scénographie : réflexion sur les œuvres et l’espace d’exposition ».
Il faut souligner que la grande majorité des artistes malgaches sont totalement autodidactes, pour la simple raison qu’aucune école spécialisée en la matière n’existe à Madagascar. Lancée en avril 2022, cette formation professionnelle entièrement gratuite, vise justement à apprendre aux artistes plasticiens et visuels toutes les maîtrises de bases théoriques et pratiques, leur permettant de s’épanouir dans leur carrière artistique.
« Depuis 2023, la Fonda­tion H est un organisme de formation agréé par l’Etat malgache. En l’absence de formation liée au métier d’artiste à Mada­gascar, elle a habilité à remettre des attestations de formation certifiées par l’Etat aux artistes participants aux différents modules de Ainga », confie-t-on.
S’étalant sur six mois, de juillet à décembre, le module de formation comprend 30 heures de cours sur l’art occidental, l’art africain et l’art à Madagascar et 50 heures de sessions sur le montage d’une exposition.
« Essentiellement focalisé sur les aspects professionnels du métier d’artistes, Ainga accompagne les participants pour découvrir leur identité artistique, leur donner des clés de compréhension du monde et du marché de l’art à l’échelle continentale et internationale, les former au montage d’expositions personnelles et collectives, à la gestion du stress et de la prise de parole en public, ainsi que pour acquérir les meilleures pratiques à mettre en place en matière de conservation et d’inventaire des œuvres de chaque apprenant et afin de déployer un plan de communication pour son travail et sa personne », conclut-on.

Joachin Michaël

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