Travaux routiers : 292 factures d’un montant de 28 milliards d’ariary, réglées

Le président de la République avait donné dix jours aux responsables concernés, pour liquider l’arriéré des travaux routiers réalisés depuis 2020, envers les entreprises prestataires. A la date du 15 août, le ministère de tutelle a payé dans son intégralité 292 factures d’un montant total de 28 milliards d’ariary.

«Toutes les factures transférées au Tré­sor public concernant les travaux d’entretien routier à ce jour, ont été réglées», a annoncé hier le ministère de l’Economie et des finances. Ce département ministériel précise dans sa publication que «le Trésor public avait reçu 292 factures d’un montant total de 28.107.610.624,80 ariary». La liste de ces entreprises contractantes est même déjà disponible sur le site web du Fonds routier de Madagascar.

L’accélération du processus de paiement, fait suite aux instructions du président de la République, lors de son intervention télévisée du 16 juillet. A rappeler qu’à maintes re­prises, les entreprises prestataires ont manifesté pour réclamer leurs arriérés.
Au mois de mai, le MEF avait annoncé que plus de 73% des entreprises prestataires, soit 13.704 entreprises, ont déjà été payées qui a nécessité le déblocage de 577 milliards ariary.
Des audits sur les travaux
Pour justifier le retard de paiement, les responsables au sein du MEF ont évoqué «la nécessité de réaliser des audits techniques des travaux effectués». A ce sujet, le secrétaire exécutif du Fonds routier, Benitany Randimby, avait déjà expliqué que «le rapport d’audit portant sur les travaux réalisés sur terrain, mais aussi ceux n’ayant pas été achevés par des entreprises faute de moyen financier de leur part, est également finalisé et remis aux responsables».
Car avant tout paiement, le gouvernement doit s’assurer que l’accomplissement des travaux soit conforme aux normes requises. Le chef de l’Etat lui-même désapprouve la pratique de certaines entreprises qui n’ont pas respecté le cahier des charges des travaux. Il a surtout pointé du doigt l’existence de marchés fictifs.

Arh.

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