« Madagascar reste ouvert aux investissements pour son environnement et sa population », annonce la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM), le plus grand fonds fiduciaire pour la conservation de la biodiversité en Afrique.
Malgré un portefeuille de financements importants, le réseau national de 123 aires protégées de Madagascar est encore confronté à des défis considérables en matière d’autofinancement. Selon les constats de la FAPBM « La pandémie de Covid-19 a aggravé cette situation avec la perte des revenus du tourisme, les pressions accrues dues à la baisse de la production économique et l’augmentation de la migration des personnes en provenance du Sud du pays ».
A partir de cette année, sur les 123 sites du Système des aires protégées de Madagascar (SAPM), 64 bénéficieront de financements de la FAPBM. La totalité des financements prévus s’élève à 17,9 milliards d’ariary (environ 4,428 millions de dollars US). La surface totale des aires protégées financées couvrira environ 5,286 millions d’hectares, représentant 70% de la superficie totale du SAPM.
Créé en 2005 par le WWF, Conservation International, les agences de développement allemandes et françaises et l’Etat malgache, la FAPBM gère 139 millions de dollars US de capital et constitue une source essentielle de financement durable pour 64 des 123 aires protégées de Madagascar, couvrant 5,6 millions d’hectares de biodiversité unique et écosystèmes productifs.
Appel aux investisseurs
Ces circonstances poussent davantage la Fondation à lancer un appel aux investisseurs. L’enjeu consiste à l’accompagner dans sa mission d’apporter un appui à la conservation de la biodiversité à Madagascar par la promotion et le financement de l’expansion, la création, la protection et la valorisation des aires protégées.
« Nous aurons besoin davantage d’investissements, car l’économie malgache est malheureusement sur une tendance à la baisse, sans oublier que le pays est aussi confronté à une sécheresse prolongée et à de graves cyclones », soutient la FAPBM. « Ensemble, les membres de la coalition intensifieront leurs efforts pour renforcer de manière significative le soutien des dirigeants malgaches des secteurs publics et privés pour les 123 aires protégées de Madagascar ».
« Le secteur privé et les gouvernements peuvent investir dans des organisations d’experts malgaches qui protègent et gèrent de nombreux lieux d’importance critique à travers le pays et leurs services écosystémiques critiques, permettant à ces lieux uniques de fournir un modèle d’intégration de la conservation au développement durable de Madagascar », conclut-elle.
Arh.