Littérature : « L’Aube rouge », l’œuvre méconnue de Rabearivelo

« L’Aube rouge », roman de Jean-Joseph Rabearivelo paru à titre posthume en 2020 au no comment® éditions, a fait l’objet d’une conférence animée par Niry Ravoninahidraibe, samedi à la Galerie Mozaïk Antsahabe.

S’il y a bien un auteur malgache qui alimente constamment l’actualité littéraire, c’est sans doute Rabearivelo. Cet écrivain malgache d’expression française disparu en 1937, ne cesse d’inspirer la sphère de la littérature à travers la réédition ou encore la traduction de ses écrits. Il faut dire que les nouvelles parutions révèlent un peu plus les bribes de vie de cet artiste au talent protéiforme.
«Jean-Joseph Rabearivelo n’a pas été reconnu à sa juste valeur, il faut bien l’avouer. La moindre des choses est aujourd’hui de rétablir la vérité à son sujet parce qu’il n’était pas uniquement poète. Cet homme de lettres était également journaliste, chroniqueur, historien, traducteur et romancier. Rendre justice à l’auteur est un travail de longue haleine. Pour le cas de ‘’L’Aube rouge’’, un programme de diffusion et de promotion du livre a été entamé en 2020, mais la crise sanitaire liée au Covid-19 en a décidé autrement », argumente Niry Ravoninahidraibe, critique et non moins auteure et journaliste culturel.
Ecrit en 1925, le roman célèbre la culture malgache tout en portant un regard critique sur la colonisation française de la Grande île. « Dans cet ouvrage inspiré de ‘’Batouala’’, roman de René Maran (Prix Goncourt 1921), Rabearivelo nous fait découvrir des éléments de la culture malgache comme le linceul indissociable aux rites funéraires, la circoncision ou encore le Hiragasy, l’opéra des champs », a-t-elle conclu.

Joachin Michaël

Partager sur: