Ant’sary Doc festival : Clap d’ouverture !

Le voile est levé sur la première édition du Festival international du Film documentaire Ant’sary Doc, qui animera la capitale jusqu’au 28 septembre.

«Impliqués dans le milieu cinématographique depuis des années, nous sommes conscients de l’effort qu’il faudra déployer pour promouvoir le cinéma documentaire qui est l’origine du 7e art. Madagascar constitue un sujet de prédilection pour les réalisateurs grâce à son cachet attractif particulier. Il est temps d’inverser la situation, autrement dit, raconter l’histoire de Mada­gascar à la manière des Mal­gaches », souligne Anatole Ramaroson, du comité d’organisation.
A l’issue de l’appel à soumissions, le comité de visionnage a reçu une trentaine de candidatures issues des quatre coins du globe, parmi lesquelles, 24 films constituent la sélection officielle. Parmi les films en compétition « Tavela », réalisation de Geoffrey Gaspard, relate la vie de la population diégolaise à travers le « moraingy », sport de combat traditionnel malgache. « Je considère le documentaire comme un miroir de la société. Ça me tient à cœur de montrer ce que nous sommes, peu importe l’origine ou la culture. Ce genre d’initiative favorise justement la rencontre, l’échange et le partage entre cinéphiles, réalisateurs et public lambda », a-t-il dit.
L’éducation à l’image constitue le thème majeur de cette première édition d’Ant’ sary Doc festival. En partenariat avec la Commune urbaine d’Antananarivo, une projection-débat se tiendra en présence des réalisateurs, ce jour au CEG Ampefiloha et jeudi au CEG Antanimena. Le Digit, un espace consacré aux expériences numériques documentaires, sera programmé chez AyeAye Dev Faravohitra, samedi. La projection des films en compétition aura lieu du 25 au 27 septembre à la Trano­mpo­konolona Analakely, avant la remise des trophées ce 28 septembre.
Le réalisateur malgache Ary-Misa Rakotobe intègre également la compétition grâce à son film « Taste of the sun ». « Le film nous propose un voyage en terre aride, dans le Grand Sud de Madagascar, où Zafisolo Louis considère l’élevage caprin comme une réponse efficace au changement climatique et notamment à l’extrême sécheresse », a-t-il expliqué.

Joachin Michaël

Les films en compétition
Catégorie court métrage:
– « Kin Ma Belle » de Junior Mozese (République démocratique du Congo)
– « Coumba la Mère des Eaux » de Moustapha Fall (Sénégal)
– « Le Temps de Dire Non » d’Elhadji Demba Dia (Sénégal)
– « Mon Avenir, Ton Avenir » d’Derra Saïdou (Burkina Faso)
– « La Fenêtre du Destin » d’Eliane Tenku Donchi (Cameroun)
– « Tavela » de Gaspard Geoffrey (Madagascar)
– « L’Empire des Symboliques » de Gueye Dame (Sénégal)
– «Gonfreville » de Boli Bi Koffi Zie (Côte d’Ivoire)
– « Papa Eric le Tendre » de Bonkoungou Wendkoagnda (Burkina Faso)
– « Le Destin d’un Peintre Paysan » de Sylvaince Christien (Haïti)
– «Taste of the Sun» de Ary-Misa Rakotobe (Madagascar)
– « The Forest » de Kurt Lagrenade (Seychelles)
– « L’Histoire Partagée de la Grande Guerre en Guadeloupe » de Chantaléa Commin (Guadeloupe)
– « Madagascar : Notre Planète Est en Danger » d’Eméline Raholiarisoa (Madagascar)
– « Il Revient » d’Adele Benchik & Phillipe Maquine (Diaspora)
Catégorie long métrage
« Le Taxi, le Cinéma et Moi » de Zampaligre Salam (Burkina Faso)
« Je Veux ma Part de Terre » de Jean-Marie Pernelle (La Réunion)
« Le Syndrome Mahorais » de Jean-Marie Pernelle (La Réunion)
« Le Monde de chez Tikaf » de Jean-Marie Pernelle (La Réunion)
« Gran Kanal » de Klein Nicolas (La Réunion)
Catégorie expérience digitale
« Istwa a Mas : Voukoum 35 Lanne mas e Rezistans » de Leandre Emrick (Guadeloupe)
« Saisir l’Ame » de Fifaliana Nantenaina & Saranto Andrianavony (Madagascar)

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